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Avis | Everything Everywhere All At Once, folle odyssée intérieure

Après avoir pris par surprise les Etats-Unis, Everything Everywhere All At Once sortira chez nous le 31 août prochain. Vue en projo presse ce jeudi, voici pourquoi il faut te laisser tenter par cette sidérante expérience.

Phénomène rare pour une production indépendante, elle n’a pas quitté le box-office américain depuis fin mars. Filmée en seulement trente-huit jours avec 25 millions de dollars, elle aurait déjà rapporté 42 millions de dollars. Enième preuve que l’inclusion dans le divertissement s’avère bankable. A Paris, note qu’Everything Everywhere All At Once sera présenté en avant-première lors de la cérémonie de clôture de la 11e édition du Champs-Elysées Film Festival le 28 juin prochain.

Everything Everywhere All at Once ?

Immigrée chinoise, Evelyn Wang (Michelle Yeoh) tient une laverie automatique dans la banlieue de Los Angeles. Incapable de se connecter à son mari (Ke Huy Quan) ou à sa fille (Stephanie Hsu), elle se débat avec ses regrets. Entre les occasions ratées, les mots jamais prononcés et les projets abandonnés, la quinquagénaire est loin de vivre pleinement son rêve américain. Convoquée pour un contrôle fiscal, Evelyn est brutalement projetée dans le multivers. Tout en livrant une bataille cosmique, elle découvre différentes versions d’elle-même.

Un tsunami d’émotions

Connus pour le clip déjanté “Turn Down for What” de DJ Snake et la flatulente fable existentielle Swiss Army Man, Dan Kwan et Daniel Schneinert n’ont pas fini de nous étonner. Co-produit par A24 (Hérédité) et les Frères Russo (Avengers : Endgame), leur second long-métrage est un prodigieux Objet Filmique Non indentifié. Matrix, Ratatouille, In the mood for Love, 2001, L’odyssée de l’espace ou encore Les exécuteurs de Shaolin. Ici, les clins d’œil hilarants au 7e art se télescopent avec cohérence. Pourvoyeurs d’images folles, avec juste ce qu’il faut de profondeur intellectuelle, ils nous font passer par toutes les nuances de l’émotion humaine.

Extrait Everything Everywhere All at Once

Un casting sans fausses notes

Capable de s’imposer dans des rôles physiques, Michelle Yeoh a aussi démontré sa maîtrise du registre dramatique. Écrit à l’origine pour Jackie Chan, Everything Everywhere All At Once lui donne toute latitude pour déployer son immense talent. Face à l’actrice malaisienne, la jeune garde ne démérite pas. Ainsi, Stephanie Hsu (La fabuleuse Mme Maisel) nous livre une poignante performance. Côté seconds rôles, on retrouve les légendaires Jamie Lee Curtis et James Hong (Alerte Rouge). Enfin, quel plaisir de revoir Ke Huy Quan, qui s’était spécialisé dans les chorégraphies de combats (X-Men). Après une apparition dans Ohana ou le trésor caché en 2021, l’inoubliable Demi-Lune d’Indiana Jones et le temple maudit et Data des Goonies revient ici en force.

Reprenant le concept du multivers, vu notamment dans Doctor Strange in the Multiverse of Madness, le film des Daniels est bien plus ancré dans la réalité qu’il n’y parait. Il parle de crise existentielle, de maternité, de traumas intergénérationnel et surtout d’amour. Sous ses airs totalement délirants, Everything Everywhere All At Once est effectivement une œuvre sensible qui résonne en chacun de nous. A voir absolument au cinéma !

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