Le magazine friand de découvertes
© 2006-2021 SHUNRIZE.com

Un bébé à 44 ans : dernière ligne droite

Voilà plus d’un an que nous vivons à l’ère du COVID-19. Cela fait aussi neuf mois que notre premier enfant grandit en moi. A une semaine d’ouvrir un nouveau chapitre de notre vie, il est temps de faire le bilan de ce troisième trimestre

Les six premiers mois sont passés à une vitesse fulgurante. Après un premier trimestre moralement éprouvant et un second plus serein, j’appréhendais un peu celui-ci car mon entourage le disait pénible. Si nous avons échappé jusqu’ici à pas mal de complications liées à mon âge, cela n’empêche pas les rendez-vous médicaux de s’enchainer.

Mon diabète gestationnel

21 avril. Près de deux mois après le dépistage, je reçois un mail de Trousseau concernant ma prise en charge. J’y trouve des mesures diététiques, une invitation à télécharger l’application My Diabby et une ordonnance pour l’achat d’un lecteur de glycémie. Tout se fait à distance. Dès le lendemain, je commence à contrôler mon taux de sucre six fois par jour. Le 3 mai, le service Diabète m’informe via l’application que mes taux de glycémies sont bons. Un traitement par insuline n’est pas nécessaire. Désormais, la surveillance est allégée à 1 jour sur 3. A ce jour, toujours pas de souci de ce côté-là.

L’échographie du bien être fœtal

26 avril. A ce stade, notre enfant n’apparait pas en entier à l’écran. Pourtant, le plaisir reste le même. La situation et l’aspect du placenta, sa circulation sanguine, son activité cardiaque, sa croissance, le développement de ses organes. Tout indique qu’elle se porte à merveille. Elle pèse 2,1 kg et sa tête chevelue est en bas. En quittant la sage-femme qui nous accompagne depuis 2016, j’ai un pincement au cœur. Son empathie m’ayant permis de surmonter tant d’épreuves.

Visites à Trousseau

Entre mi-avril et début mai, je vois seule à trois reprises une gynécologue-obstétricienne. Difficile de passer à une relation médicalisée lorsque les sages-femmes sont si attentives à tes angoisses. Je sais qu’une grossesse tardive peut être émaillée de multiples complications. Toutefois, je ne pensais pas qu’elle me rappellerait constamment mes 44 ans. Preuve en est du stress occasionné : je dois refaire mes prises de tensions en dehors de ses consultations. Heureusement, elle s’avère moins alarmiste lors de notre ultime visite prénatale. Merci les examens positifs !

Cours prénataux en ligne

Anticipation des douleurs, consultations en urgence, déroulé de la césarienne, alimentation, suites de couches, retour à la maison… Vue la situation sanitaire parisienne, la préparation à la naissance se poursuit par visioconférence. Ne pas être en contact direct avec d’autres futurs parents ne nous dérange pas. Les sessions restent un parfait lieu d’échanges où l’on aborde sans aucun tabou de nombreux sujets. En télétravail, Alex n’a pas besoin de poser de congés et peut poser les questions qui le taraudent.

Physiquement ?

En pleine forme, je perds à nouveau du poids. A 38 SA, j’ai pris au total 2,9 kg. Pas de traces de vergetures ou de masque de grossesse. Encore moins de nausées, remontées gastriques, douleurs lombaires, saignements, jambes qui gonflent ou d’hypertension artérielle. On pourrait croire que c’est la fête du slip. Cependant, j’ai aussi le droit à une douloureuse constipation due à une supplémentation préventive de fer et à mon utérus qui comprime mes intestins. Le top du glam ! Quant aux nuits, elles sont maintenant écourtées par les pauses-pipi et les mouvements brusques du bébé.

Vivre avec le virus

La pandémie est loin d’être endiguée. Afin de protéger notre fille, nos interactions sociales sont ultra limitées. Dès lors, aucun de nos proches n’aura l’occasion de me voir enceinte. Néanmoins, je prends des risques en me rendant au laboratoire d’analyses tous les mois. Entre ceux qui enlèvent leur masque pour tousser, se moucher ou téléphoner et ceux qui squattent les sièges barrés d’une étiquette “ne pas s’asseoir”. Ce lieu clos regorge d’imbéciles n’ayant toujours pas assimilé la gravité de la situation. Malheureusement, la vaccination accessible à tous arrive un peu tard. Le 3 juin, Alex a eu sa première injection. Les miennes devront attendre.

Accouchement par césarienne

Suite à l’ablation de fibromes utérins en 2019, une césarienne est programmée. Normalement, notre fille viendra au monde le 16 juin prochain. L’accouchement par voie basse m’angoissant davantage, je m’en accommode plutôt bien. A cause du COVID-19, je craignais surtout qu’Alex ne puisse pas assister à l’accouchement et rester près de nous durant notre séjour. Mais sous réserve d’un test PCR négatif, notre maternité accepte sa présence. Je suis soulagée de savoir qu’elle ne sera pas seule aux premières heures de sa vie.  

Le compte à rebours commence

Finir d’agencer sa chambre, s’équiper convenablement, préparer la valise de maternité. On s’assure que tout soit prêt avant la venue de notre petit miracle. Après avoir abandonné l’espoir d’être parents, nous sommes tellement reconnaissants. Ne perdant pas de vue que ce sera notre seule grossesse, nous en chérissons chaque instant. Malgré le coronavirus, quel bonheur de vivre cela ensemble H24 !

A mesure que le jour fatidique approche, les questions fusent.
Privée de ma mère, je me demande si son absence aura un impact. Est-ce que mes fêlures me transformeront en mère ultra protectrice ? Saurons-nous composer avec ce bouleversement majeur ? En attendant des réponses, nous brûlons d’impatience de la rencontrer.

Crédits photos © Shunrize.com

2 comments

  1. une vraie battante, une future maman au top, je suis tellement heureuse pour vous. allez plus que quelque jour et l´aventure commence, ça va être tellement chouette <3

    1. Merci beaucoup ❤️❤️
      Je ne sais pas si je serai au top mais je ferai tout pour qu’elle soit heureuse avec nous.
      Hâte de te la présenter, ta petite tête me manque

Laisser un commentaire

Total
0
Share
%d blogueurs aiment cette page :