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Sucker Punch – Critique

Premier long-métrage de Zack Snyder qui ne s’inspire pas d’une œuvre existante, SUCKER PUNCH était pourtant très attendu.

Un film où l’on voit des bombasses habillées de façon sexy, lourdement armées pour repousser les assauts de zombies nazis, forcément cela attire l’intérêt des fanboys et geeks de tous bords. Fustigé par la critique américaine, ce qui n’est pas une référence en soi, le film ne mérite pas pour autant d’être cloué au pilori. En effet, dés le prologue d’ouverture rythmé uniquement par la reprise de “Sweet Dreams” d’Eurythmics entonnée par Emily Browning, l’histoire semble commencer comme un conte d’horreur muet en quasi-monochrome et le cinéaste nous rappelle qu’il est un styliste visuel de premier ordre.

Épaulé par une brillante équipe composé de Rick Carter (AVATAR) aux décors, John Desjardin (WATCHMEN) aux effets spéciaux et Michael Wilkinson pour les affriolants costumes de nos jeunes héroïnes, Zack Snyder continue ainsi d’asseoir sa signature visuelle. Le flou entre la réalité et l’imaginaire est perpétuellement là, renforcé par l’intrusion de la voix d’Emily Browning dans certaines chansons de la B.O.

Ici, le récit se joue sur trois niveaux, un peu à la manière d’INCEPTION. Le premier et le moins exploré est celui de la dure réalité de l’hôpital psychiatrique. Le second est celui d’un fantasme créé par Babydoll où elle s’imagine être emprisonnée dans un bordel où des filles effectuent des numéros burlesques. Le troisième étant l’univers onirique où elle s’exile lorsqu’elle ferme les yeux pour danser, peuplé de samouraïs, robots et autres monstres prêts à en découvre avec l’équipe de choc qu’elle forme avec ses copines aliénées.

Le défaut majeur de SUCKER PUNCH est son incapacité à nous intéresser à ce qui peut arriver aux autres personnages qui entourent Babydoll. Sans oublier la redondance de la mise en scène des segments où ses copines doivent affronter une horde de méchants qui n’est pas sans rappeler celle des jeux vidéo. Un boss après l’autre… On aurait aimé que le film soit moins policé et que la violence soit mise en scène de manière moins caricaturale au risque de ne plus bénéficier du fameux PG-13.

Côté casting, si Emily Browning (Baby Doll) qui fréquentait déjà les hôpitaux psychiatriques dans LES INTRUS est plutôt convaincante dans son rôle de fille fragile qui finit par se réfugier dans un monde imaginaire. Malheureusement, il n’en est pas de même pour le reste de la distribution qui est soit sous-exploitée comme Jon Hamm (MAD MEN) ou inappropriée comme Vanessa Hudgens (HIGH SCHOOL MUSICAL). Au final, s’il est indéniable qu’il s’adresse à un public averti et souffre de quelques défauts SUCKER PUNCH a su créer une véritable dystopie fantastique et reste un bon divertissement.

4 comments

  1. j’ai trouvé très moche,très bruyant,très con(la lobotomie comme exutoire):en fait je n’aime pas les films qui ressemblent à de jeux-vidéo et Snyder devrait arrêter d’abuser de ralentis

  2. J’avoue que je me suis pris une gigantesque claque visuelle, par contre j aurais préféré que le film fasse 15 minutes de moins car en plein milieu on arrive a quelques redondances un peu lourdingues alors quand on les cumule au coté shaky cam et plans reserrés ca donne un peu mal a la tete, mais malgré tout le film est plutot bien fouttu ^^

      1. grave !!
        J’pense que je vais m acheter le CD !!

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