Éminent neurochirurgien, Stephen Strange (Benedict Cumberbatch) est davantage intéressé par le prestige de ses opérations que par le sort de son prochain. Imbuvable, il n’y a guère que Christine Palmer (Rachel McAdams), chirurgienne experte en traumatologie, pour le supporter et trouver grâce à ses yeux.

Lorsqu’il perd l’usage de ses mains à cause  d’un grave accident de voiture, il ne peut se résigner à mettre un terme définitif à sa brillante carrière. Entre rééducation acharnée, opérations hors de prix et protocoles expérimentaux, il est prêt à tous les sacrifices pour récupérer sa dextérité passée.

Une quête désespérée qui le mène jusqu’au Népal où un sage énigmatique nommé l’Ancien (Tilda Swinton) semble pouvoir faire des miracles. D’abord sceptique, Strange finit par la supplier de lui enseigner ses secrets…

Une réalité parmi tant d’autres

Lectrice de comics dans ma jeunesse, je n’étais pas ultra fan de ce super-héros légèrement ringard créé en 1963 par Steve Ditko et Stan Lee. Pourtant, quelques minutes de cette deuxième adaptation de ses aventures, entrevues au Showeb de rentrée, sont parvenues à attiser ma curiosité.

Effectivement, il s’agit ici d’une seconde mouture, notre Maitre des arts mystiques ayant déjà fait l’objet d’un téléfilm emmené par Peter Hooten en 1978. Dans nos cinémas à partir du 26 octobre prochain en 2D et 3D, DOCTOR STRANGE vaut-t-il alors vraiment le coup ?

Doctor Strange Benedict Cumberbatch and Tilda Swinton

Après LES GARDIENS DE LA GALAXIE, ANT-MAN et DEADPOOL, ce second métrage de la Phase III de l’univers cinématographique de Marvel nous propose donc l’origin-story de son héros le plus mystique.

De l’action, d’émouvants enjeux personnels, un peu de romance, des références au MCU et une pointe d’humour. Répondant honorablement à l’habituel cahier des charges d’un film Marvel et atténuant les gros délires psychédéliques présents dans les comics, Scott Derrickson (SINISTER) nous livre un récit somme toute assez classique.

Friande de séquences d’action qui défient les lois de la physique comme on avait pu le voir dans INCEPTION, j’ai regretté que la frénésie de certaines les rende quasiment illisibles.

Dès lors, la plus-value de DOCTEUR STRANGE vient sans conteste de son prestigieux casting. Décriée sur la toile, Tilda Swinton (SNOWPIERCER) prouve une fois encore qu’elle peut tout jouer. Quant à Benedict Cumberbatch (IMITATION GAME), Madds Mikkelsen (LA CHASSE) et Chiwetel Ejiofor (TWELVE YEARS A SLAVE), ils sont au diapason pour nous offrir une immersion crédible dans les arcanes de ces dimensions alternatives.

Au final, le métrage a réussi à me faire changer d’avis au sujet de la ringardise du sorcier suprême et il me tarde de le retrouver. Sachant tout cela, rejoindrez-vous le docteur dans cette aventure entre réalité et illusion ?

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