Gare de Nemours – St-Pierre. Après 1h de train, nous voici de retour en Seine-et-Marne. Au programme : une randonnée jusqu’à Souppes-sur-Loing en passant par la Forêt Domaniale de Nanteau.

L’intégralité de ce parcours suit le tracé du GR 13 (blanc-rouge).

Départ : Nemours-Saint-Pierre, Ligne R
Arrivée : Souppes-Château-Landon, Ligne R
Durée estimée : 6H
Distance estimée : 25 km
Balisage : blanc-rouge

NEMOURS

Surnommée la Venise du Gâtinais, Nemours est située à 75 km au sud-est de Paris, à la limite des départements du Loiret et de l’Yonne. Entourée par les eaux du Loing et la forêt, elle a perdu une grande partie de son caractère provincial. Alors pour échapper aux kébabs et à la circulation, il faut se rendre derrière l’imposante Église Saint-Jean-Baptiste (XIIe siècle). Ici, le temps semble suspendu.

Près de jardins aménagés, les tourelles du Château Musée de Nemours (XIIe siècle) se dressent fièrement à l’ombre des grands arbres. Il s’agit de l’un des seuls châteaux forts de ville en Ile-de-France. En face, sur l’autre berge, on peut apercevoir un ancien lavoir en bois. Un autre, beaucoup plus modeste nous attend derrière le château au bout d’une ruelle pavée.

Nous retournons sur nos pas pour rejoindre la mairie et Les Petits Fossés, Quai Victor Hugo. Ce bras artificiel de 2 kilomètres de long créé à partir du Loing entoure le cœur historique de la ville et propose une charmante promenade ombragée.

Encore un petit tour dans le centre et il est temps de poursuivre notre randonnée en traversant son fameux Grand Pont. Le sentier du GR13 nous amène bientôt au Châtelet qui nous offre une vue imprenable sur cette cité médiévale.

Église Saint-Jean-Baptiste

UN PEU DE SPORT !

Le chemin entre enfin dans la Forêt communale de Nemours. Mésanges, troglodytes, pouillots siffleur et geais nous accueillent en fanfare. Si l’odeur de pin omniprésente nous donne la sensation d’être en vacances dans le Sud de la France, le parcours du Massif du rocher vert s’annonce en revanche très sportif. Entre chaos rocheux, lande sablonneuse parsemée de bruyères et pentes parfois envahies de grandes fougères, nous sommes ravis d’avoir opté aujourd’hui pour de bonnes chaussures et des pantalons. L’émerveillement est franchement au rendez-vous. Nous voici dans la peau d’enfants de 10 ans. Alex semble si minuscule en posant près des célèbres Mammouths.

D’une richesse sans pareil, La Forêt domaniale de Nanteau nous propose aussi une véritable mosaïque de paysages mais la vigilance est plus que jamais de mise pour ne pas perdre de vue le balisage qui mène à Poligny.

Les Mamouths

POLIGNY

En sortant de la forêt, nous débouchons sur Poligny et l’étonnante Église Saint-Germain (XIVe siècle – XVIIe siècle). Bâtie sur une hauteur, cette paroisse gâtinaise propose ainsi un joli panorama sur ce charmant hameau de Seine-et-Marne. Nous y faisons d’ailleurs une halte pour le goûter.

Nous reprenons ensuite notre route par la rue de la mairie. Avant de trouver un sentier qui grimpe en sous-bois, nous croisons les vestiges d’un Lavoir. Nous passons une croix de chemin en pierre, une vieille ferme. Devant nous des champs à perte de vue.

SOUPPES-SUR-LOING

Le soleil qui avait jusqu’ici décidé de se cacher fait une apparition inespérée. Nous voici en T-shirt pour le troisième acte de notre randonnée. Une fois arrivés à la rue des eaux, nous décidons de laisser le GR 13 pour prendre quelques clichés des lavoirs situés près de l’avenue du Maréchal Leclerc. Nous longeons le parc animalier de l’Emprunt, les rails et reprenons le sentier balisé.

En entrant dans Souppes-sur-Loing, une odeur pestilentielle assaille violemment nos narines. La sucrerie-distillerie en activité non loin de là y est certainement pour quelque chose. Flâner dans les rues devient vite insupportable. Nous nous pressons alors vers l’Église Saint-Clair-et-Saint-Léger (XIIe siècle – XIIIe siècle) et son lavoir. Face à elle, l’École des filles (1905) et ses marelles dessinées sur le sol.

Encore quelques photos et nous nous dirigeons vers la Gare de Souppes-Château-Landon par la ruelle des amours.

Classée difficile en raison de sa dénivelée et de ses passages acrobatiques entre les chaos de grès, cette randonnée plaira beaucoup aux sportifs.

Nous comptons revenir à Souppes-sur-Loing pour visiter le parc animalier qui avait l’air très chouette.

3 Réponses

    • Val

      Le GR 13 exactement !
      La partie en forêt est vraiment chouette 😉
      Merci d’avoir pris le temps 🙂