2031. Une nouvelle ère glaciaire. Les derniers survivants ont pris place à bord du Snowpiercer, un train gigantesque condamné à tourner autour de la Terre sans jamais s’arrêter. Dans ce microcosme futuriste de métal fendant la glace, s’est recréée une hiérarchie des classes contre laquelle une poignée d’hommes entraînés par l’un d’eux tente de lutter…

Adaptation d’une bande dessinée homonyme de science-fiction créée par Jacques Lob, Jean-Marc Rochette et Benjamin Legrand, le premier film en langue anglaise du coréen Bong Joon-Ho («THE HOST», MOTHER) nous dévoile les coulisses de l’abominable dictature mise en place au nom de la survie à bord d’un train où s’est réfugié ce qui reste de l’Humanité.

Sortie dans les années 80, rien ne prédestinait cette parabole politique très cynique, à devenir la source d’inspiration d’un des cinéastes les plus talentueux d’Asie. Pourtant, l’idée d’une transposition à l’écran germait bel et bien dans l’esprit de Bong Joon-Ho depuis sa découverte fin 2004 dans une toute petite librairie de Séoul.

Après le rachat des droits par son ami Park Chan-wook (OLD BOY), huit ans auront été donc nécessaires pour mener à bien ce colossal projet budgété à plus de 39 millions de dollars. Réunissant à l’écran un impressionnant casting international, ce metteur en scène visionnaire nous démontre une fois encore son étonnante capacité à faire coexister harmonieusement action, suspense, humour et humanité.

Seul le dernier acte, que j’ai trouvé assez laborieux, modérera mon vif enthousiasme vis-à-vis de son cinquième long-métrage. Espérons que ce magistral huis-clos post-apocalyptique jouisse d’un meilleur accueil que celui réservé en France à STOKER de Park Chan-wook en mai dernier.

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