Obsédé par les comics, Dave Lizewski ne vit que pour ce monde peuplé de super-héros. Décidé à passer enfin à l’action, il décide de se fabriquer un costume et de combattre le crime sous l’identité de Kick-Ass. Le seul problème dans ce plan farfelu : il ne possède aucun pouvoir…

Après Timur Bekmambetov et son très dispensable WANTED, c’est au tour de Matthew Vaughn (LAYER CAKE) d’adapter l’un des comic book de Mark Millar. Jeudi dernier, j’ai eu l’opportunité de voir en avant-première KICK ASS et bien que je sois dans l’incapacité de faire un parallèle avec les BD, je peux en revanche vous assurer que le réalisateur britannique s’en est largement mieux sorti que son homologue russe.

Matthew Vaughn nous offre ainsi un récit moderne qui s’amuse à bousculer l’ordre établi et aborde l’héroïsme en confrontant les fantasmes d’un adolescent à la dure réalité de la vie. Ultra référentiel, le film joue en permanence avec les codes du genre mais a toujours le bon goût de les respecter. Même si l’apparition de Hit Girl, cette jeune fille de onze ans qui excelle en gunfight, démembre et lacère à tour de bras semble peu crédible, KICK ASS peut tout de même s’enorgueillir d’avoir une approche très réaliste. Ne serait-ce que par cette volonté de ne donner aucun pouvoir à son héros ou par le biais d’une mise en scène qui ne s’embarrasse pas d’effets inutiles.

Côté casting, on retrouve Mark Strong (Sherlock Holmes) qui endosse une fois encore son costume de bad guy pour notre plus grand plaisir. Mais aussi, Nicolas Cage, dans un rôle borderline où il enrôle sa fille de onze ans dans une vendetta personnelle et qui me fait presque oublier ses pitoyables dernières compositions (Prédictions). On découvre également Aaron Johnson, plutôt convaincant et émouvant dans la peau de cet adolescent en manque de repères mais surtout la très « badass » Chloë Moretz (THE EYES). Certains spectateurs pourront s’offusquer des nombreuses scènes plutôt trash où elle apparaît mais le ton décalé et la narration teintée d’humour entretenant le second degré, j’ose espérer qu’ils sauront aller au-delà de leur a priori. L’autre atout majeur du film reste la musique qui accompagne avec brio toutes les actions de nos protagonistes.

Porté par une bande-son qui dépote, KICK ASS, a remporté mon adhésion dés la première scène avec l’entêtant « Stand up » de Prodigy extrait de leur dernier album « Invaders Must die ». Puis, s’ensuivront pèle-mêle « Bad Reputation » de Joan Jett, « Banana Splits » des The Dickies en passant par Primal scream et même Elvis. Humour, hémoglobine, violence, vulgarité bien sentie, pas certaine que ce cocktail plaira au plus grand nombre. Mais en ce qui me concerne, je suis très cliente de ce genre d’adaptation nettement moins policée que ce que l’on nous a présenté jusqu’alors. A voir absolument !

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