Aéroport de Los Angeles. Chauffeur de taxi à Cap Town, Jacob King (Chadwick Boseman) débarque dans la Cité des Anges après avoir perdu soudainement contact avec sa sœur. Sur place, il découvre la vie dissolue qu’elle menait et les circonstances troubles qui précédèrent sa disparition. Déterminé à faire la lueur sur ce qu’il s’est réellement passé, King ne laissera personne entraver son enquête…

Le justicier de Los Angeles

Mardi 11 avril. Dans le cadre du Club300 d’Allociné, j’ai pu découvrir en avant-première MESSAGE FROM THE KING qui sortira au cinéma le 10 mai prochain. Une projection suivie d’un Q&A avec son réalisateur Fabrice Du Welz (ALLELUIA, CALVAIRE).

Savoir ce qu’il a souhaité faire passer, connaitre ses conditions de travail et les justifications de ses choix artistiques. Des informations complémentaires qui peuvent parfois avoir un impact sur mon avis final.

Ce soir-là, sa présence a malheureusement renforcé le sentiment dubitatif que j’avais sur ce que je venais de voir. Qu’il s’agisse du casting, du montage ou encore de la musique. Il a lourdement insisté sur le fait que les producteurs avaient la main mise et qu’il n’avait jamais eu le dernier mot. Bien que ce soit le lot quotidien des réalisateurs à Hollywood cela donnait surtout l’impression qu’il reniait ce métrage.

Après une incursion en France (COLT 45), le réalisateur belge officie donc pour la première fois dans la langue de Shakespeare. Dans le sillon des vigilante et revenge movies des années 70 tels que GET CARTER ou encore DEATH WISH, Du Welz entraine l’irréprochable Chadwick Boseman (42, CAPTAIN AMERICA : CIVIL WAR) dans une vendetta que j’aurais préférée plus hargneuse.

En effet, l’affiche de MESSAGE FROM THE KING promettait un film coup de poing mais ce ne fut pas le cas. Probablement bridé par les velléités de producteurs frileux, le thriller ne parvient pas à transcender ses influences et ne représente pas la claque espérée.

De Luke Evans (LA FILLE DU TRAIN, LA BELLE & LA BÊTE) à Alfred Molina (PRINCE OF PERSIA : LES SABLES DU TEMPS, LOVE IS STRANGE) en passant par Tom Felton (Saga HARRY POTTER, THE FLASH). Face à notre implacable justicier, les protagonistes paraissent assez anecdotiques.

Seul le personnage incarné par Teresa Palmer (L’APPRENTI SORCIER, DANS LE NOIR) qui se voit offrir un minimum de consistance tient la route. Point d’ancrage pour King, elle apporte un supplément d’âme au récit en symbolisant les victimes de ce miroir aux alouettes qu’est Los Angeles.

Les rares scènes d’action présentes à l’écran sont assez expéditives et parfois brouillonnes. Un parti pris qui a le mérite d’amener un brin de réalisme au métrage mais déroutera vraisemblablement les spectateurs habitués aux combats gavés d’effets spéciaux.

En rédigeant ces lignes, je reste encore perplexe. Qu’est-ce qu’aurait pu donner MESSAGE FROM THE KING si Fabrice Du Welz avait eu toute la latitude souhaitée ?

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