Diffusée sur Netflix depuis le 13 septembre, MARIANNE, la nouvelle série d’horreur française créée et réalisée par Samuel Bodin promettait le grand frisson aux amateurs de paranormal. Huit épisodes plus tard, le contrat est-il tenu ?

Née d’un cauchemar récurrent de Samuel Bodin (Lazy Company) et co-écrite par Quoc Dang Tran (Fais pas ci, Fais pas ça, Kaboul Kitchen), MARIANNE nous présente Emma Larsimon (Victoire du Blois), une jeune romancière qui souhaite mettre un terme à la saga horrifique qui l’a rendue célèbre. Bientôt, un tragique évènement la pousse à revenir à Elden, le village portuaire où elle a grandi. Flanquée de son assistante (Lucie Boujenah), Emma devra alors combattre l’entité démoniaque qui la hante depuis son adolescence.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le début de la série ne m’a guère emballée. La faute à des dialogues qui sonnent faux, des ressorts éculés, une intensité émotionnelle mal dosée et surtout une héroïne tête à claque. A ce moment-là, seules l’ambiance gothique et la performance glaçante de Mireille Herbstmeyer (Les petits meurtres d’Agatha Christie) parviennent à capter mon attention jusqu’aux épisodes suivants. Rompue au théâtre, celle qui interprète Madame Daugeron, la mère d’une camarade de classe d’Emma, influe ainsi grandement sur le niveau d’angoisse ambiant et son regard pénétrant provoquera sûrement bien des nuits blanches.

La part des ténèbres, Misery, Ça, Blair Witch Project, L’Exorciste, The Visit, Rosemary’s Baby… Les aficionados noteront également les nombreux emprunts disséminés au fil d’un récit axé sur le pouvoir de la création, la rédemption et l’amitié. Toutefois, les choses s’améliorent à mesure que le passé d’Emma refait surface. Le jeu de Victoire du Blois (Call me by your name) ne gagne toujours pas en sobriété néanmoins on comprend mieux pourquoi une femme aussi égocentrique cherche autant l’assentiment de ses proches. L’attitude invraisemblable des premiers épisodes devient plus cohérente et on prend plaisir à découvrir la fascinante mythologie de notre effroyable Marianne. Produite par Empreinte Digitale (La Horde), cette série d’horreur made in France n’est pas aussi terrifiante que prévue mais fera l’affaire pour ta prochaine soirée d’Halloween.

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