Au Nord de Paris. Décidé à venger la mort d’un des leurs, un groupe de policiers prend d’assaut une tour HLM, dans laquelle s’est barricadée une bande de gangsters, et se retrouve sans le savoir confronté à une horde de zombies…

Le film ne sortira sur nos écrans que le 10 février prochain et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est l’objet de toutes sortes de spéculations. Amateurs de films de genre ou détracteurs de Yannick Dahan (à force de fustiger régulièrement ses confrères on se fait forcément des ennemis), ils sont tous sur les starting-blocks et attendent « La Horde » avec une certaine impatience. Et autant vous le dire tout de suite, Shunrize s’étant quelque peu investi dans ce premier long métrage, j’étais tout aussi fébrile de voir le résultat. Souvenez-vous, Damien s’était transformé le temps d’une journée en zombie banlieusard et pour ma part j’étais devenue co-productrice en y mettant quelques deniers. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai assistée à la projection en avant-première qui avait lieu le 7 janvier dernier à Paris.

Mon implication n’aura pas eu raison de mon objectivité et c’est à grand regret que j’ai trouvé le début digne d’un mauvais téléfilm. La présentation des personnages, quelque peu alambiquée débouche finalement sur un canevas des plus basique, une rivalité entre flics et gangsters. Si l’interprétation à la limite du supportable d’Aurélien Recoing ne m’a pas achevée, les dialogues empreints de clichés m’obligent à m’interroger sur ma présence dans la salle.

Fort heureusement pour moi et les autres spectateurs, le reste du film n’est pas du même acabit et lorsque l’entrée dans la tour HLM pointe le bout de son nez, LA HORDE passe à la vitesse supérieure. Les réalisateurs qui se sont inspirés de la trame du célèbre ASSAUT de John Carpenter, ont réussi à instaurer peu à peu une tension palpable et n’ont pas lésiné sur les scènes d’action. Une mention spéciale pour Claude Perron qui lorsqu’il s’agit d’en découdre avec les zombies assoiffés de sang n’a rien à envier à ses comparses masculins et à Yves Pignot dont l’arrivée au milieu de cette équipe inhabituelle donne lieu à des dialogues fleuris et plutôt drôles. Quant à la dernière partie du film, elle est tout simplement jouissive avec ses explosions de tête, ses hectolitres d’hémoglobine et son caméo des plus savoureux. On nous promettait un film d’horreur efficace et bien que LA HORDE souffre indéniablement de défauts inhérents à une première réalisation, fort m’est besoin de constater qu’il rempli tout de même le cahier des charges d’un film Badddddddasssssssss !

2 Réponses

  1. Bebealien

    Cool, parce qu’il me donne bien envie celui là.
    J’espère qu’il va marcher au moins un peu, histoire d’aider à produire d’autres films de genre…

  2. Damien

    D’ ailleurs il semblerait que suite aux différentes projos presse relatant les mêmes défauts, le film est en train d’ être en remontage pour toute la première demi heure !!! Espérons que ça ne repousse pas encore la sortie en salle …