Le mercredi 8 mai 2019, le reboot de la franchise HELLBOY lancée en 2004 par Guillermo del Toro débarquera sur nos écrans. Orchestrée par Neil Marshall (The Descent), cette nouvelle version ne m’a guère emballée. Explications.

Toujours inspirée des comics de Mike Mignola, l’intrigue concoctée par Andrew Crosby (EUREKA) nous emmène notamment en Angleterre où notre écarlate chasseur de monstres va devoir contrecarrer les plans apocalyptiques d’une antique sorcière nommée Nimue.

Mêlant à la fois légende arthurienne, folklore slave (Baba Yaga), rituels occultes nazis (Grigori Raspoutine), sociétés secrètes mystiques et bestiaire surnaturel (gobelin, géants, vampire ou encore métamorphe), la foisonnante odyssée fantastique aurait pu être captivante. Sans cesse plombée par des flash-back inutiles ou mal agencés, cette démonstration de créativité s’avère malheureusement chaotique.

L’autre point faible du métrage est sans aucun doute Nimue incarnée par Milla Jovovich (RESIDENT EVIL). Bien que l’introduction nous la dépeigne comme une adversaire de taille, elle n’apparait jamais véritablement menaçante. A contrario, les contorsions de la cruelle ogresse Baba Yaga (Troy James) sont moins grotesques et donnent davantage froid dans le dos.

Interdit aux moins de 12 ans, HELLBOY, RISE OF THE BLOOD QUEEN a beau privilégier les scènes de combats bien gores, aucune d’entre elles ne sort du lot, la faute à des effets spéciaux de piètre qualité. Ajoutons à cela des dialogues insipides, des personnages secondaires transparents (Sasha Lane ou Daniel Dae Kim) et de rares saillies humoristiques qui tombent souvent à plat.

Seul David Harbour (STRANGER THINGS) qui a la lourde tâche de succéder à Ron Perlman dans le rôle-titre a nuancé momentanément mon dépit. L’acteur de la série phénomène de Netflix livre effectivement une interprétation convaincante de cette créature prête à éliminer ses semblables pour protéger les êtres humains. Dès lors, le récit aurait gagné à s’attarder un peu plus sur les dilemmes moraux auxquels il est confronté.

Pour finir, note qu’il y a deux scènes supplémentaires dont l’une donne un indice sur la direction que pourrait prendre le prochain volet.