Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible. L’aventure tombe sur lui comme la foudre quand le magicien Gandalf et treize nains barbus viennent lui parler d’une expédition périlleuse à la Montagne Solitaire gardée par le grand dragon Smaug…

Un retour en Terre du Milieu spectaculaire !

En préambule, sachez que la projection presse à laquelle j’ai pu assister ce 6 décembre dernier était en 3D 24fps. Dès lors, je ne pourrais pas vous donner mon avis sur le HFR (High Frame Rate), le nouveau procédé de diffusion qui multiplie par deux la vitesse de projection habituelle, passant de 24 images par seconde à 48 image par seconde. Une technologie utilisée pour ce métrage et qui promet des sensations accrues d’ultra-réalisme et de fluidité. Ceci dit, ayant d’ores et déjà réservé mes places pour le voir mercredi prochain dans ce format et en IMAX, je vous dirais dans les commentaires de quoi il en retourne.

Souvenez-vous, de 2001 à 2003, Peter Jackson pris le pari de nous livrer une ambitieuse trilogie basée sur les romans éponymes de J. R. R. Tolkien (« La Communauté de l’anneau », « Les Deux Tours » et « Le Retour du roi »). Un projet semé d’embûches qu’il mena pourtant à bien et qui lui valut un succès commercial phénoménal et de nombreuses récompenses dont onze Oscars pour le dernier opus. Neuf ans après cet exploit, le cinéaste néozélandais nous propose de revenir en Terre du milieu avec le premier volet de l’adaptation du livre pour enfants de Tolkien publié en 1937, « Le Hobbit, ou L’histoire d’un aller-retour ». Notez que l’action de ce « Voyage inattendu » se situe avant les évènements de la trilogie du « Seigneur des Anneaux » et après la chute du terrible Sauron vaincu par Isildur qui lui coupa le doigt portant l’anneau unique. Nous retrouvons ainsi avec une certaine fébrilité Bilbon Sacquet dans son petit nid douillet de Cul-de- Sac dans le bourg de Hobbitebourg, 60 ans avant que son neveu Frodon n’entreprenne son périlleux voyage.

A travers une première partie qui nous présente les personnages de l’histoire et leurs motivations, Peter Jackson parvient à nous replonger dans cet univers merveilleux que nous avons tant aimé et à le faire découvrir aux plus jeunes. Globalement lent, ce pan du long-métrage pourra ennuyer ceux qui s’attendaient à davantage d’action mais l’amateur de fantasy saura apprécier à sa juste valeur cette immersion progressive. Puis, une fois que Bilbon, Gandalf et les nains prennent la route, le film prend son envol et le rythme ne faiblit pas jusqu’au générique de fin. En effet, les péripéties s’enchaînent alors et nous avons même droit à une scène emmenée par le charismatique Richard Armitage (« Captain America: The First Avenger »), qui interprète le guerrier nain Thorïn Écu de-Chêne, qu’on croirait sortie tout droit de « The Expendables ». Entouré d’une partie du casting de la première trilogie et de l’excellent Martin Freeman (« Sherlock ») qui campe Bilbon Sacquet, Peter Jackson nous offre au final une aventure captivante aussi épique que grandiose. Certains lui reprocheront d’être une version édulcorée du « Seigneur des Anneaux » mais il faut garder à l’esprit que le matériau d’origine est un livre pour enfants et que le ton n’est forcément pas le même. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et suis impatiente de voir la suite.

Diffusion en HFR

Par curiosité, je me suis rendue hier soir à une projection du film en Imax et HFR. Les premières minutes sont assez déroutantes car notre œil met un peu de temps à s’habituer à la diffusion des images en 48 fps. Ce nouveau procédé sert somptueusement les scènes bucoliques. La luminosité nous permet ainsi de mieux apprécier le détail des magnifiques décors offerts dans « Le Hobbit ». J’avais très peur que les effets spéciaux en pâtissent mais il n’en est rien. Bien au contraire, il magnifie le soin apporté à ces derniers. Mais pour ce qui est des scènes d’action, l’utilisation de cette technologie rend leur vision très inconfortable et engendre même une gêne oculaire. Au final, je ne recommanderais pas ce procédé de diffusion et comprends mieux pourquoi il n’a pas été choisi lors de la projection proposée à la presse.

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