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Happiness Therapy de David O. Russell – Critique

Tout juste sorti d’un hôpital psychiatrique, Pat a bien l’intention de remettre sa vie sur le droit chemin. Pour y parvenir, il se propose de voir la vie du bon côté, même s’il a tout perdu. Lorsqu’il rencontre Tiffany, qui a elle aussi eu quelques problèmes personnels…

Encensé par la critique, plébiscité par le public au dernier Festival international du film de Toronto, primé récemment aux Golden Globes et nominé à plusieurs reprises aux Oscars, le nouveau long-métrage de David O. Russell («The Fighter») attise inévitablement la curiosité de n’importe quel amateur de cinéma. En effet, face à un tel engouement médiatique, on ne peut être qu’impatient de découvrir enfin si tout cela est pleinement justifié. Certes, je ne peux nier le côté divertissant de cette comédie romantique aux accents dramatiques, inspirée de «Silver Linings Playbook», le roman de Matthew Quick, mais la qualifier de «Meilleur film de l’année» ou de «sommet de comédie», je trouve que c’est tout bonnement exagéré.

Visiblement toujours autant obsédé par les familles dysfonctionnelles, le cinéaste américain nous livre une intrigue plutôt convenue dans laquelle un homme obsédé par son ex-femme finit à sa sortie d’un hôpital psychiatrique par tomber amoureux de sa voisine tout aussi fragile psychologiquement que lui. Il faut alors bien admettre que l’intérêt principal de ce métrage ne réside clairement pas dans la romance et les déboires familiaux qui nous sont proposés mais plutôt dans son remarquable casting qui parvient à nous extirper de l’ennui qui nous guette à chaque instant.

Ainsi, après l’avoir vu jouer le bellâtre attardé dans VERY BAD TRIP et l’écrivain arriviste dopé aux pilules miraculeuses dans LIMITLESS, on prend un réel plaisir à découvrir Bradley Cooper sous les traits d’un bipolaire en quête de rédemption. Un rôle tout en nuances, à la fois touchant et drôle qui lui permet également de retrouver pour la seconde fois un Robert De Niro, névrotique à souhait. Face à lui, Jennifer Lawrence, qui n’en finit plus de jubiler à force de glaner des prix d’interprétation et d’entendre tant de louanges à propos de son jeu, est tout aussi convaincante dans son rôle de veuve légèrement frappée. L’alchimie entre les deux acteurs est bel et bien au rendez-vous mais l’ensemble manque au final quelque peu d’audace pour mériter toutes ces éloges.

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