Sherlock Holmes 2 : Jeu d’ombres – Critique

Sherlock Holmes a toujours été réputé pour être l’homme à l’esprit le plus affûté de son époque. Jusqu’au jour où le redoutable professeur James Moriarty, criminel d’une puissance intellectuelle comparable à celle du célèbre détective, fait son entrée en scène…

En février 2010, les spectateurs découvraient le Sherlock Holmes de Guy Richie. Cet emblématique détective faisait alors son come-back au cinéma dans un film d’action mêlant humour, intrigue policière et mise en scène soignée.

Porté avec brio par Robert Downey Jr. et Jude Law, cet excellent divertissement m’avait à l’époque totalement conquise. Ce mercredi, notre savoureux duo d’acteurs sera de retour dans «Sherlock Holmes : jeux d’ombres», un second volet qui reprend dans les grandes largeurs la recette qui avait fait le succès du premier opus, tout en accentuant certains aspects qui avaient déjà hérissé les poils des fans du héros de Sir Arthur Conan Doyle.

Dans ce nouvel épisode, notre détective aux méthodes peu orthodoxes va interrompre la lune de miel du docteur Watson, afin de mettre en échec le vil professeur James Moriarty dont les machinations sèment le trouble entre les grandes puissances européennes.

Passée l’excitation de revoir nos deux compères batifoler ensemble en nous gratifiant de leurs petites joutes verbales, l’impression de déjà-vu se fait quelque peu ressentir. Ainsi, les démonstrations de ses aptitudes en matière de déduction, de déguisement, de maîtrise des arts martiaux et les fameux ralentis précédents les scènes de combat s’enchaînent sans grandes surprises.

Et ce n’est pas du côté du nouveau casting que l’on trouvera de quoi nous contenter. En effet, pour ce qui est des nouvelles têtes, Mark Strong (Kick Ass) qui interprétait Lord Blackwood se voit remplacer par Jared Harris (The Ward) qui manque cruellement de charisme et Rachel McAdams cède la sienne à Noomi Rapace (Millenium) dont les talents d’actrice sont ici clairement sous-exploités.

Pourtant, si son intrigue s’avère moins captivante que celle du précédent opus et nettement moins sombre que son titre le sous-entend, «Sherlock Holmes : jeux d’ombres» parviendra tout de même à nous divertir grâce aux performances toujours au diapason de Robert Downey Jr. et de Jude Law et à la recrudescence des scènes d’action.