Seconde escapade dans les Yvelines à la découverte du sentier GR 26 qui traverse ce département de L’Île-de-France. Cette portion mène de Nézel à Mantes-la-Ville.

De la gare Montparnasse via la Ligne N, il faut 58 minutes pour rejoindre Nézel.

Départ : Nézel-Aulnay, Ligne N
Arrivée : Mantes-Station, Ligne J
Durée estimée : 6h
Distance estimée : 22 km
Balisage : blanc-rouge

AULNAY-SUR-MAULDRE – EPÔNE

On reprend le chemin de la semaine précédente pour rejoindre le centre d’Aulnay-sur-Mauldre. Après la mairie, on franchit sa petite rivière champêtre, on passe devant l’Église Saint-Étienne (XIXe siècle) et on poursuit par la rue du Cimetière.

A bout à gauche, la côte du Culfroid. Ce lieu porte bien son nom car il y fait bien frais. Le bitume laisse bientôt la place à un sol rocailleux et une longue ascension à l’abri des arbres se profile devant nous.

Une fois en haut, on traverse le plateau où s’étend un immense tapis de blé. Le soleil cogne fort et on est heureux de pénétrer enfin dans le Bois de Brouillard. L’endroit est sombre et humide…

l’Église Saint-Étienne à Aulnay-sur-Mauldre Bois de Brouillard à Aulnay-sur-Mauldre

BOIS DE MÉZEROLLES

On suit le balisage blanc-rouge du GR 26, on longe le camping Canada, traversons la D 130 et on emprunte le chemin qui traverse le Bois de Mézerolles. Inscrit à l’inventaire des Zones Naturelles d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF), ce bois réserve une très belle surprise.

Là, sous la ligne à haute tension, on découvre un chevreuil en train de brouter tranquillement la luzerne plantée trois ans auparavant par la société RTE. Par peur de l’effrayer, on ne sort pas tout de suite l’appareil photo et on a malheureusement qu’un cliché de ses fesses à te proposer 😆

Enchantés par cette rencontre, on continue ce périple forestier jusqu’au plus grand hameau de Guerville, Senneville.

Bois de Mézerolles

GUERVILLE

On arrive à Senneville par la rue des Fillancourts. Niché dans le virage, un premier lavoir atteste la présence des nombreuses sources qui prennent naissance aux alentours. Dans ce hameau, on dénombre d’ailleurs quatre lavoirs (Fillancourts, la Saint Jean, la Ballanderie, Roches) sur les huit (la Guitelle, la Saint Martin, Fresnel, la Plagne) que compte la commune de Guerville.

On décide d’abandonner le GR 26 pour en voir un peu plus. Ici, on retrouve pas mal de bâtiments de ferme en pierre calcaire ou en meulière datant du début du XIXe siècle.

On atteint rapidement la place du village où se dresse la Chapelle Saint-Jean. Ce sanctuaire a la particularité d’être directement édifié sur l’une des sources de Saint-Jean, connue jadis pour ses propriétés curatives.

Face à elle, le lavoir éponyme où les personnes malades, aidées par les membres de la confrérie Saint-Jean, s’immergeaient autrefois après la messe. Un peu plus loin, la retenue d’eau où barbotent désormais des canards, faisait tourner les aubes de trois moulins à farine selon le principe du vannage (l’eau, captée dans l’étang jusqu’à midi, était ensuite relâchée pendant huit heures).

On rebrousse chemin en passant devant un Temple Évangélique, témoin de l’esprit de contestation des anciens habitants de Senneville. En effet, bon nombre d’entre eux adhérèrent au culte évangélique en 1835 suite au refus de l’administration d’ériger le hameau en commune et celle de la chapelle Saint-Jean en paroisse.

On quitte ensuite ce havre de paix où Gilles Grangier tourna des scènes de GAS-OIL (un film policier de 1955 avec Jean Gabin et Jeanne Moreau) pour reprendre le GR 26.

lavoir de Guerville lavoir de la Chapelle de Guerville la Chapelle de Guerville source de Saint-Jean à Guerville temple évangélique de Guerville

VERT

Après avoir laissé Bois-Robert, on se dirige vers la vallée de Vaucouleurs. Bois, prairies, coteaux, plaines. On domine Le Marais et même si le patrimoine culturel n’est pas au rendez-vous, nos yeux n’ont franchement pas le temps de s’ennuyer.

A Vert, on découvre un moulin à blé datant du XIIe siècle. Établi sur un bras forcé dont le niveau est au-dessus de la rivière naturelle, il a cessé son activité en 1962. Tout comme Guerville, la commune a beaucoup de charme et possède de belles maisons rurales.

Au centre du village, l’Église Saint-Martin (XVIIe siècle) s’érige au bord de la route qui mène à Mantes.

Une colline interminable s’offre alors à nous. Encouragés par un facétieux jardinier, notre calvaire sous le soleil en devient presque amusant.

l’Église Saint-Martin de Vert

AUFFREVILLE-BRASSEUIL

Une fois sur le plateau, on reprend notre souffle. Sur ce sentier bordé de terres agricoles, le paysage se fait un peu monotone. On y croise chevaux, lièvres et perdrix… mais pas l’ombre salvatrice d’un arbre. Une fois au carrefour des châtaigniers, on emprunte le GR 11 qui mène à la gare de Mantes-la-ville.

chevaux à Brasseuil champs de coquelicots à Brasseuil

Sans grand intérêt patrimonial, si on ne prend pas le temps de faire des détours, ce parcours a en revanche la particularité de faire découvrir le côté champêtre d’une région fortement urbanisée.

En été, prévois de quoi te protéger du soleil et des moustiques. Un parcours campagnard qui nécessite une bonne condition physique à cause de nombreuses montées et descentes abruptes. Notre montre GPS indique cette fois-ci un dénivelé en montée de 212 mètres et de 221 mètres en descente.

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