Samedi 1er novembre. Le soleil est au rendez-vous et il fait exceptionnellement chaud. Alex et moi décidons de suivre une portion du GR2 qui emmène aux portes de la Bourgogne, de Montereau-Fault-Yonne à Villeneuve-la-Guyard.

De difficulté moyenne, accessible en train par la Ligne R partant de Gare de Lyon, cette randonnée a la particularité d’être assez mal balisée par endroit. Dès lors, les 18 kilomètres estimés au départ se transformeront finalement en une vingtaine de kilomètres. Te voilà prévenu !

Gare de départ : Montereau | Gare d’arrivée : Villeneuve-la-Guyard
Durée estimée : Plus de 4H
Distance estimée : 18 km
Balisage : Blanc-rouge

Montereau

En sortant de la gare, prendre à droite la rue Léo-Lagrange sur 1 kilomètre. Au rond-point, aller sur le trottoir en face où se trouve un transformateur. Monter par le chemin qui longe la voie ferrée. Franchir la passerelle sur l’Yonne.

Une fois en bas des escaliers, deux choix s’offrent à nous. Continuer le GR2, en prenant le chemin de halage à gauche ou prendre à droite pour découvrir un peu Montereau-Fault-Yonne.

L’église Notre-Dame-et-Saint-Loup, du XIVe siècle, ainsi que les deux ponts de pierre franchissant les deux rivières à leur confluent méritent que l’on fasse ce petit détour.

On prend donc à droite. A partir de l’église, descendre la rue Victor Hugo en direction de l’Hôpital de Montereau.

Au rond-point, prendre la deuxième à droite, avenue du Maréchal Leclerc, jusqu’à un second rond-point, celui même emprunté avant de franchir la passerelle sur l’Yonne un peu plus tôt. La traverser de nouveau.







Bords de l’Yonne

Une fois sur les berges, suivre cette fois-ci à gauche le GR2 qui passe sous les voies SNCF et longe le chemin de halage jusqu’à l’écluse.





De Cannes-Écluse à la Brosse Monceaux

Après l’écluse, atteindre le pont et en gravir les escaliers. Franchir l’Yonne, direction le centre de Cannes-Écluse.

Tourner à droite, rue André-Jazon, puis longer la voie ferrée, jusqu’à la rue du Gué. Tourner ensuite à gauche, puis passer sous les voies et emprunter à gauche la rue Désiré-Thoison.

Passer la mairie (une ancienne gentilhommière construite en 1643 où séjourna la suite du roi Louis XIV), l’église, l’école et le château dont la construction remonte aux années 1100. La rue Désiré-Thoison se prolonge par la rue Saint-Georges, plus étroite.

A la sortie du bourg, s’engager, toujours dans la même direction, dans la rue Haute qui devient, après les dernières maisons, un chemin herbeux. Au bout de ce dernier, nous attend un petit bois.

Après le bois, descendre le chemin par la gauche et longer la voie ferrée jusqu’à ce que débouche une route. Emprunter prudemment cette route par la droite. Passer la ferme bio jusqu’au restaurant routier.








De Brosse Monceaux à Villeneuve-La-Guyard

Traverser avec une extrême prudence la D 606 et entrer dans La Brosse-Monceaux par la rue de la Vallée.

Prendre la rue du château à gauche jusqu’au bout pour y découvrir un Château du XVIIIe siècle qui abrita le résistant Pierre Brossolette, pendant la seconde guerre mondiale et l’église Notre-Dame construite à partir du XIIe siècle.

Revenons sur nos pas et empruntons la rue Grande. Passer devant la mairie. Prendre la rue Fleurie à gauche, la rue des Sablons à gauche (place du 19 mars 1969) et la rue de la Forêt à droite qui sort du village. Prendre le chemin tout droit puis s’engager à gauche dans un sentier encaissé en sous-bois.








Couper ensuite la D 124 et poursuivre tout droit entre les vergers, à gauche du Chemin du petit bois.

Longer le mur en pierre, passer devant un court de tennis. Puis, descendre par le chemin à droite où se trouve un banc en pierre.


A partir de là, c’est la grande débâcle ! Le balisage rouge-blanc est soit inexistant ou pas très lisible (Cf. : La photo avec Alex, le balisage se trouvant sur une marche dans le sens inverse de notre randonnée). Il faut alors redoubler de vigilance.

A la croisée de chemins s’engager à gauche sur l’aqueduc de la Vanne sur environ 2 kilomètres. Tantôt souterrain (suivre les bornes en pierre), tantôt en arcades, cet aqueduc long de 173 kilomètres a été construit en 1874 par Eugène Belgrand, ingénieur du baron Haussmann à qui l’on doit la conception de l’ensemble du réseau d’alimentation en eau et d’égouts de Paris dans la seconde moitié du XIXe siècle.

Traverser la D 156 et poursuivre de nouveau par l’aqueduc de la Vanne.

Laisser le chemin à droite et continuer par l’aqueduc, en passant sous les lignes électriques.

Virer ensuite à gauche, ne pas monter la côte qui mène à l’aqueduc vers les étangs (panneaux de direction en bois). Encore une fois, on remarque le balisage blanc-rouge dans le sens inverse de notre randonnée.

On poursuit notre chemin et croisons enfin un balisage rouge-blanc bien dissimulé dernière du lierre à gauche du balisage jaune.

Bientôt 17h30, il commence à faire nuit et nous espérons qu’il ne faudra pas encore jouer les enquêteurs sur le reste de notre parcours.



Avant l’enclos où broutent paisiblement un cheval et un âne, prendre à gauche et emprunter la route D 156.

Emprunter la rue de la Division Leclerc. Passer sous le pont de la D 606. Au croisement, tourner à droite, emprunter l’allée des tilleuls à gauche, puis tout droit, l’avenue de la Gare qui mène à la gare de Villeneuve-la-Guyard.

Au total trois petits détours en dehors du GR2 dont un non désiré : un pour découvrir le centre de Montereau-Fault-Yonne, un pour voir le château de La Brosse-Monceaux et un au beau milieu d’un champ dû au mauvais balisage 😆

On en rigole aujourd’hui, mais imagine l’angoisse de te retrouver perdu au milieu de nulle part avec le soleil qui se couche et le dernier train pour Paris prévu à 20h… On se voyait déjà dormir à la belle étoile et manger des trucs chelous à la Bear Grylls.

En dehors de ce petit désagrément, la diversité des paysages et du parcours restent vraiment attrayants. Les berges de l’Yonne, les villages pittoresques, les sentiers dans des petits bois, la traversée de champs, la découverte de lieux chargés d’Histoire… on ne s’ennuie vraiment pas lors de cette rando !