Au lendemain de Noël, on est retourné en compagnie de ma tante à Villennes-sur-Seine pour une boucle de 12 kilomètres.

A 69 ans, ma tante qui court régulièrement, s’adonne à la randonnée et participe à des semi-marathons nous a mis régulièrement dans le vent 😆

Gare de départ et d’arrivée : Villennes-sur-Seine
Durée estimée par parcours : 3H
Distance estimée : 12 km
Balisage : jaune | blanc-rouge

On commence par faire un petit tour dans le jardin aménagé par le paysagiste Louis-Sulpice Varé, près de la mairie, à droite de la gare.

On poursuit sur le PR 71 jusqu’au Château de Médan. Cet ancien pavillon de chasse édifié à la fin du XVe siècle fut la demeure du mécène Pierre de Ronsard et inspira les poètes de la Pléiade qui le fréquentèrent. Habité de 1924 à 1935 par le prix Nobel de littérature Maurice Maeterlinck, l’édifice sera vendu aux enchères publiques en 1977, puis restauré pendant onze années par ses actuels propriétaires.

En faisant le tour du château (Visite possible sur réservation), on a la surprise de découvrir trois daims en train de brouter.



On retourne sur nos pas, longeons un lavoir du XIXe siècle et on atteint bientôt le chemin de halage qui borde la Seine.

En face, on aperçoit l’Île de Platais et les anciennes infrastructures du Domaine de Physiopolis, berceau du naturisme français. Très fréquenté en été jusqu’en 2004, le lieu est apparemment en cours de réhabilitation.

Un peu plus loin se dresse la maison qu’habita Émile Zola de 1878 à sa mort. Achetée grâce au succès de son roman «L’Assommoir», elle accueillit notamment Guy de Maupassant et son ami d’enfance Paul Cézanne qui y réalisa trois de ses œuvres. Actuellement en travaux, la Maison Zola recevra de nouveau le public en 2017.

En gravissant la rue Buquet, on retrouve l’Église Saint-Germain (1635). Inscrite à l’inventaire des monuments historique, elle serait l’œuvre de Claude Perrault (frère de Charles, bien connu pour ses contes) à qui l’on doit également la colonnade du Louvre à Paris.




De la bouillasse, de la bouillasse ! Ce jour-là, le chemin des glaises porte bien son nom. Si le soleil est au rendez-vous, la pluie des jours précédents a rendu le sol difficilement praticable.

Heureusement, sillonner le bois des Bruyères via le GR 1 (balises blanc-rouge) s’avère nettement plus agréable.

On reprend le PR 71 (balises jaunes) au niveau du petit parc. Au cœur d’un champs, avant d’entrer dans Bures, nous décidons de faire une petite pause casse-croute.



A Bures, on avance désormais en terrain connu et on prend le temps de jouer les guides touristiques. Ici, il faut reprendre le sentier du GR 1, puis du GR 26.

En redescendant vers Villennes, on croise les chevaux de la rue de la Clémenterie. Un peu d’herbe, quelques câlins à ces petits craspouilles qui s’étaient roulés dans la boue.

C’est aussi pour ces précieux instants que j’aime autant la randonnée.





Un peu plus bas, on profite du superbe panorama sur la Seine avant de découvrir le lavoir rénové cet été.

On passe devant l’Église Saint-Nicolas (XIe siècle) et on fini notre balade derrière la gare SNCF pour y admirer le reflet des arbres sur la Seine.





À l’exception de la boue, il n’y a pas eu de complications majeures.

Sur ce parcours de difficulté moyenne, il faut surtout être vigilant au niveau des balises car on emprunte successivement le PR 71, le GR 1, puis une seconde fois le PR 71 et enfin les sentiers du GR 1 et du GR 26.

plan boucle bois des bruyeres

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