Grand Prix de la 37e édition du BIFFF, LITTLE MONSTERS d’Abe Forsythe sera disponible en VOD dès le 31 octobre. Invitée à le découvrir en avant-première, voici ce que j’ai pensé de cette comédie horrifique qui met en vedette Lupita Nyong’o.

Après NED et DOWN UNDER, le cinéaste australien reste dans le registre de la comédie en y mêlant zombies et romance. Son troisième long-métrage introduit ainsi Dave (Alexander England, Alien : Covenant) qui squatte désormais le canapé de sa sœur après une énième dispute avec sa petite amie. Égocentrique et irresponsable, ce trentenaire a moins de maturité que Félix, son neveu de 5 ans (Diesel La Torraca). En emmenant ce dernier à la maternelle, il tombe sous le charme de sa maîtresse, Mlle Caroline (Lupita Nyong’o, Black Panther). Il décide alors de les accompagner à une excursion scolaire où une horde de zombies s’apprête à faire des ravages.

Quand ton genre de prédilection a été le film de zombies durant une bonne partie de ton existence, cela devient mission impossible de te surprendre. C’est effectivement le cas de LITTLE MONSTERS qui ne brille pas par son originalité. Avec sa trame qui exploite non seulement l’idée éculée du héros contraint de prendre les choses en main malgré sa passivité notoire (SHAUN OF THE DEAD), mais aussi celle de préserver l’innocence des enfants en leur présentant l’horreur qui les entoure comme un jeu (LA VIE EST BELLE), on éprouve forcément une sensation de déjà-vu.

Autre point noir, les effets spéciaux. Oscarisés pour leur travail sur MAD MAX: FURY ROAD, Damian Martin et Adam Johansen, les co-fondateurs d’Odd Studio, assurent ici le service minimum. Résultat : nos zombies ne sont guère effrayants.

Abstraction faite des gesticulations de Josh Gad (La Belle et la Bête) qui s’avèrent à la longue très irritantes, le film parvient tout de même à nous faire rire à plusieurs reprises. On s’amuse ainsi de l’absence de filtre de Dave, des réparties rafraîchissantes de Félix ou encore de l’utilisation récurrente de la chanson «Shake It Off» de Taylor Swift. Autre atout majeur, Lupita Nyong’o ne démérite pas dans son rôle d’institutrice à l’impitoyable coup de pelle. A la fois solaire et combative, l’actrice oscarisée vampirise l’écran en démontrant une fois encore son aisance à incarner des héroïnes aux multiples facettes.

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