Une boule gélatineuse rose venant de l’espace qui absorbe toute forme de vie sur son passage. Ce pitch a été utilisé à trois reprises dans l’histoire du cinéma d’horreur. Revenons sur la fameuse saga du BLOB qui débuta à la fin des années 50.

On l’a ainsi vu pour la toute première fois dans l’improbable « The Blob », « Danger Imminent » (1958), puis 14 ans plus tard dans « Beware ! The Blob » (1972) et enfin dans le remake de Chuck Russell (1988). Mais si chacune de ses productions méritent qu’on s’y attarde, ne serait-ce que par curiosité, seule la version de 1988 vaut vraiment le détour.

Note qu’une énième adaptation de cette histoire devrait se faire, mais aucune date n’a été encore fixée. Gageons qu’après les nombreux remakes sortis ces derniers temps (« Amytiville », « La Malédiction », « Massacre à la tronçonneuse », « La colline à des yeux »…) sa mise en chantier ne saurait plus  tarder.

THE BLOB, DANGER PLANÉTAIRE

Genre : Horreur
Origine : États-Unis
Réalisation : Irvin S. Yeaworth Jr
Année de prodution: 1958
Distribution : Steve McQueen, John Benson…
Histoire : Une chose venue de l’espace se transmue en masse visqueuse qui dévore tout sur son passage…

Le générique vaut vraiment son pesant de cacahuètes car la chanson de Burt Bacharach « beware of the blob from the blob » qui l’accompagne est une musique guillerette complètement inadaptée au genre du film. Mais peut-être était-ce voulu par le réalisateur.

« The Blob, Danger Planétaire » reste un film plein de bons sentiments et de situations délirantes mais qui souffre surtout d’une narration linéaire. Les effets spéciaux sont presque inexistants car la plupart des attaques de la créature est filmée est hors champ. En repensant à certains films de l’époque, je pense que le parti prix du réalisateur concernant ces attaques n’est pas une si mauvaise idée que cela. Le résultat aurait été peut-être ridicule.

Dès lors, cette production indépendante dont le budget était d’à peine 130,000 $ ne te transcendera certainement pas mais cela peut être une expérience intéressante. Steve McQueen dans un film gore bien dégueu, cela semble surréaliste. Et tu auras raison, car ce film fantastique des années 50 est bien loin du remake des 80’s.

Néanmoins, l’incongruité de l’œuvre fonctionne quand même. Imagine la bande à Fonzie se lançant à la poursuite d’une boule de gélatine extra-terrestre. Ajoutons à cela l’ambiance policée des films des 50’s et tu obtiendras ce savoureux cocktail.

S’il est vrai que ce n’est certainement pas le rôle de sa carrière, McQueen est peut-être le seul acteur qui impose une certaine présence dans ce film. Ici, le jeu d’acteur est assez pitoyable et au lieu d’entretenir une certaine angoisse chez le spectateur, le rire vient poindre son nez dans les scènes sensées être les plus effrayantes.

BEWARE THE BLOB

Genre : Comédie Horrifique
Origine : États-Unis
Réalisation : Larry Hagman
Année de production : 1972
Histoire : Suite à des travaux d’excavation, un employé trouve un contenant métallique indiquant « spécimen, gardez gelé ». Après avoir confié ce mystérieux cylindre à son patron Chester Hargis, la femme de ce dernier néglige la mise en garde de l’inscription. Exposée à la chaleur ambiante de leur habitation, en quelque instant une chose gluante d’un rouge vif sort par elle-même du contenant qui l’abritait. La chose augmente de volume très rapidement. Cette masse gélatineuse devient énorme, elle se déplace très vite et peut se glisser partout, elle absorbe tout ce qui vie. La vie l’attire et elle a faim! Les habitants de la petite ville sont en danger.
Distribution : Robert Walker Jr., Gwynne Gilford, Richard Stahl, Richard Webb, Marlene Clark, Gerrit Graham, J.J. Johnston, Danny Goldman, Dick Van Patten

Réalisé par J.R Ewing alias Larry Hagman (rien que ça !), ce second opus nous offre un générique aussi zarb que son prédécesseur. Ainsi, y voit-on durant 2 minutes un chaton jouant dans l’herbe. Cela ne laisse rien de présager de bon pour la suite et vous aurez tout à fait raison.

Comédie horrifique bas de gamme, «Beware the blob» est tellement pathétique que parfois cela en devient franchement drôle. Les comédiens ont l’air d’être en roue libre et de (mal) improviser et on se demande s’il y avait un scénario à la base. IMDB me dit qu’ils étaient 4 sur le coup et ça c’est la seule chose qui fait vraiment peur ici.

THE BLOB

Genre : Horreur
Origine : États-Unis
Réalisation : Chuck Russell
Année de production : 1988
Histoire : C’est un monstre étrange venu d’ailleurs, informe et gélatineux, qui dévore tout ce qui vit, en particulier les êtres humains, dont il se régale. Mais avant qu’il n’ait complètement digéré une ville dont il fait ses délices, deux héros, Meg Penny et Brian Flagg, découvrent que le Blob fuit la neige carbonique, tels les vampires les crucifix…
Distribution : : Kevin Dillon, Shawnee Smith, Donovan Leitch, Paul McCain, Erika Eleniak…

« The Blob » remake de « Danger Planétaire » est un film de série B plutôt efficace et bien réalisé ne laissant pas de place aux temps morts. Les personnages ne sont certes pas originaux avec « l’ado délinquant qui n’est pas si méchant que ça en fait » et « la pom-pom girl qui n’est pas si superficielle que ça en fait ». Toutefois, Chuck Russell n’hésite pas à donner en pâture à son Blob les personnages que l’on pensait devenir les héros du film (le footballeur qui se fait bouffer dés le début par exemple).

On reconnaîtra au passage la naïade Shauni McClain (Erika Eleniak) d’Alerte à Malibu interprétant brièvement une bimbo qui se fera aspirer par le Blob dans une voiture et le Dr Romano (Paul McCrane) de la série « Urgences » dans le rôle de l’irascible adjoint du shérif.

Les effets spéciaux sont de bonne facture et même si le film a vieilli, il surpasse largement certaines bouses sorties récemment.

Pour conclure, ce film n’est pas à prendre au premier degré si l’on veut l’apprécier à sa juste valeur. Il s’agit d’un bon divertissement avec son lot de blagues pourries et d’hémoglobine. A voir entre amis tout en dégustant du pop-corn ou une bonne pizza.

A propos de l'auteur

Passionnée de Pop Culture et friande d'évasion, ma curiosité n'a aucune limite.