Le 27 mai dernier débutait la saison 2 de PROFILAGE sur TF1. Récemment, j’ai eu l’opportunité d’assister au tournage de cette série française et de rencontrer autour d’un déjeuner ses protagonistes.

A cette occasion, j’ai fait également la connaissance de Raphaël Ferret. Très abordable, il a bien voulu répondre à mes questions.


L’équipe de « Profilage » en plein travail

Pourrais-tu décrire ton parcours ?

J’ai commencé à faire du théâtre au collège, puis j’ai passé un bac théâtre au lycée Champollion à Grenoble, en même temps que le conservatoire d’Arts Dramatiques. Après une année en Angleterre, j’ai terminé mes études littéraires à la Sorbonne et je suis passé deux ans par l’école de Théâtre Florent.

Des recommandations à ceux qui souhaitent se lancer dans le métier ?

Il n’y a vraiment pas de règles ! Quand j’étais plus jeune, je demandais souvent conseils à des comédiens confirmés et leurs réponses me frustraient terriblement : « Continuer à travailler et multiplier les projets perso« … Pas super quoi ! Mais c’était vrai en réalité. C’est un métier fabuleux mais très difficile. Il y a tellement de postulant pour si peu de places… Tout est cloisonné. Il faut croire en soi, écrire des pièces, faire des courts-métrages, des rencontres, etc… Le réseau est probablement ce qu’il y a de plus important. Sans oublier évidemment que la chance joue pour beaucoup.

Pourrais-tu nous de ton rôle dans PROFILAGE ?

La série est vraiment super. Je m’éclate chaque jour sur le plateau. Pendant des années les mêmes scénaristes ont squattés les histoires des séries françaises, avec un résultat pas toujours à la hauteur. Aujourd’hui, une nouvelle génération de scénaristes bercés aux séries américaines, avec une réelle « culture HBO« , arrive enfin au pouvoir. Profilage est écrit par ces trentenaires fous de séries, et le niveau et évidemment beaucoup plus élevé. L’image négative de la série française va de plus en plus changer avec le temps. Même si nous n’aurons jamais la puissance financière des shows US, je suis persuadé que d’ici une dizaine d’année il y aura des séries cultes en France.


Sur le tournage de PROFILAGE

Ça fait quoi de tourner avec le chef de SOUTH PARK ? (Jean-Michel Martial alias Commandant Lamark est la voix française du chef )

Je pense que le premier jour de tournage, j’étais presque plus content d’entendre la voix de Jean-Michel que d’être sur le plateau ! J’arrêtais pas de lui demander de me faire le fameux « Salut les enfants »… J’étais comme un fou. Et comme Jean-Michel est un mec d’une gentillesse incroyable, il a cédé à tous mes caprices ! Même si je le suis un peu moins aujourd’hui, je reste un fan absolu de South Park

Tu as un groupe MY ROSCKSBERRY NIGHTS

Je joue de la musique depuis toujours. Ma femme est d’ailleurs parfois jalouse de ma guitare, et je la comprends parce que j’abuse un peu… J’ai eu plusieurs groupes de plusieurs styles, du punk, du Hardcore, du rap, de l’électro, de la folk… Plus les années passent moins je fais de bruit en fait ! Je vais sûrement finir par faire de la bossa à 50 balais ! Pour ceux qui voudraient écouter j’ai deux adresses Myspace : MY ROCKSBERRY NIGHTS et FANNY & RAPHAËL, le duo que je forme avec ma femme.

Tes premières émotions fortes en musique ?

Ma première grosse claque a été Jimi Hendrix quand j’avais 14, 15 ans. Je voulais d’ailleurs me faire tatouer son visage sur le bras ! J’aurais l’air bien con aujourd’hui mais bon… Ensuite, ça a été Nirvana et toute la scène Grunge. J’ai passé mon adolescence avec la violence émotive de cette période musicale et ça a profondément marqué et influencé mon sens artistique. Aujourd’hui, j’écoute beaucoup, beaucoup de choses parce qu’avant tout j’aime la musique. Je pourrais quand même citer en ce moment Elliott Smith, Johnny Cash, MGMT ou Vampire weekend.


Avec les membres de My Rocksberry Nights

Musique et comédie comment conçois-tu ces différentes formes d’expression ?

Je pense que tout est lié. Je me considère comme un artiste. Ça peut paraître prétentieux mais c’est tout le contraire. En fait, je me réalise vraiment dans l’art. J’aime tout, je voudrais tout faire : sculpteur, écrivain, peintre, acteur, musicien, photographe… c’est là que je me sens vraiment bien. C’est souvent très chiant d’ailleurs parce que ça n’est pas d’une grande utilité pour la vie de tous les jours, mais bon…

Le film idéal auquel tu rêverais de participer ?

Un film de David Fincher avec Joaquin Phoenix… Par exemple ! Sinon en France, il y en a beaucoup, mais peut-être un film de Patrice Chéreau.

Ton dernier coup de cœur ciné ?

Je ne vais pas si souvent que ça au cinéma pour d’obscurs raisons d’emploi du temps et de claustrophobie. Je crois que c’était L’ARNACŒUR. Je ne vais pas être très original en disant que ça m’a bien fait marrer. J’adore Romain Duris. D’habitude il est pas terrible dans les comédies, mais là je l’ai trouvé vraiment bon.

Tes séries préférées ? Tes films cultes ?

Oulà… En j’ai plusieurs films et séries cultes selon les époques de ma vie. En cinéma, je dirais probablement FIGHT CLUB et en série THE WIRE. Après, j’ai vénéré des films comme DUMB ET DUMBER, LE PÉRIL JEUNE, EYES WIDE SHUT, CEUX QUI M’AIMENT PRENDRONT LE TRAIN. Pour les séries, THE OFFICE, SIX FEET UNDER ou FLIGHT OF THE CONCHORDS. J’ai aussi vu tellement de fois les dix saisons de FRIENDS que j’ai longtemps cru qu’ils étaient vraiment mes voisins de palier.

Quels genres de sites fréquentes-tu ?

Je suis nettement moins geek que mon personnages d’Hippolyte dans la série, mais je passe quand même beaucoup de temps devant l’ordi. Il y a évidemment Facebook, Myspace ou Youtube, mais j’aime bien aussi lire des articles de foot sur Football365.fr. Sinon, j’ai des potes qui ont monté un site excellent et qui marche pas mal : Nanarland.com. C’est le site des mauvais films sympathiques. Il y a des chroniques de films, des extraits vidéo, des biographies, des interviews… Une exploration de la face obscure du cinéma en fait !

Un dernier mot

J’espère que PROFILAGE va continuer encore quelques années parce que je trouve que c’est une vraie belle réussite. Et bravo pour ton blog ! Ce sont les passionnées comme toi qui font aussi évoluer les mentalités sur la perception du cinéma.