Abe Portman (Terence Stamp) et Jacob (Asa Butterfield), son petit-fils, sont unis par un lien solide. Durant toute son enfance, Jacob s’est abreuvé des fascinants récits de ce vieil homme. Juif polonais, Abe a fui sa terre natale pour échapper aux nazis et s’est réfugié sur une île au large du Pays de Galles. Puis, il a émigré aux États-Unis et fondé une famille qu’il abandonna fréquemment sans la moindre explication.

Quand Abe meurt sous ses yeux dans des circonstances pour le moins étranges, Jacob ne sait plus quoi penser. Et si les affabulations de son grand-père étaient bien réelles ? Et si les enfants doués de capacités hors normes qu’il disait avoir fréquenté à l’orphelinat existaient vraiment ?

Accompagné de son père (Chris O’Dowd), Jacob part à la recherche de la vérité afin d’apaiser les cauchemars qui le hantent…

La différence est une force

Mardi dernier, le Club 300 d’Allociné nous a proposé l’avant-première de MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS dont la sortie est prévue le 05 octobre prochain.

Après BIG EYES, Tim Burton revient donc au fantastique en adaptant librement le best-seller éponyme de Ransom Riggs. Un adolescent en apparence ordinaire tourmenté par son histoire familiale, des monstruosités subies, une atmosphère à la fois sombre et intrigante. Nul doute que l’univers si singulier de Riggs se fonderait divinement bien dans celui du cinéaste américain. Cette évidence sera d’ailleurs confortée durant la projection.

Tournant pour la seconde fois sous sa direction, l’envoutante Eva Green (DARK SHADOWS) vampirise littéralement l’écran à chacune de ses apparitions. Parfaite dans la peau de cette énigmatique Mary Poppins gothique, l’actrice française est sûrement l’un des plus beaux atouts du métrage.

Face à elle, Asa Butterfield (HUGO CABRET, LA STRATEGIE ENDER) marque autant les esprits grâce à la force de son jeu et la profondeur qu’il apporte à son personnage.

Toutefois, le long-métrage n’est pas exempt de défauts. En effet, il souffre malheureusement d’une exposition plutôt laborieuse et de l’interprétation inopportune de Samuel L. Jackson (DJANGO UNCHAINED, LES HUIT SALOPARDS) qui en fait des caisses.

Hormis le remarquable FRANKENWEENIE, les dernières réalisations de Tim Burton ne m’ont guère laissé un souvenir impérissable. Ici, il n’a certes pas encore retrouvé pleinement sa magie d’antan, mais Burton parvient à nous offrir un séduisant conte fantastique à la fois extravagant et sensible.

Découvert en 2D, MISS PEREGRINE ET LES ENFANTS PARTICULIERS sera aussi proposé dans l’Hexagone en 3D. Notez également chers lecteurs parisiens qu’une exposition des photos et dessins préparatoires du film est d’ores et déjà visible au cinéma MK2 Bibliothèque jusqu’au 3 novembre prochain.

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