Memories of Murder, Old Boy, The Chaser ou encore Breathless témoignent de la qualité des thrillers coréens. Diffusé dimanche dernier à L’Etrange Festival, No mercy de Kim Hyeong-Jun conforte résolument cet état de fait.

Dés la scène d’ouverture, le film affiche un réalisme sombre et même les petites joutes verbales pleines d’humour entre la recrue féminine et le détective qui s’occupe de l’enquête n’entravera pas son côté intense et sinistre. Le point fort de No Mercy réside indéniablement dans la qualité de son scénario à la fois rigoureux et riche en rebondissements, porté par des interprètes de premier ordre, Seol Kyung-Gu, Ryoo Seung-Beom et Han Hye-Jin en tête.

Le cinéaste nous livre à la fois une histoire de manipulation perverse et de vengeance impitoyable mais aussi un polar sous influences. Ainsi, les surprises qu’il nous offre et sa conclusion ne sont pas sans rappeler celles de Old Boy ou de Seven. Il partage en effet le même machiavélisme, le même sentiment de course contre la montre construit sur des coups de théâtre et un nihilisme désespéré qui n’épargne personne et c’est pour cela que je modère mon enthousiasme. Dès lors, j’aurai souhaité que No Mercy se démarque davantage de ces autres polars ne serait-ce que par sa thématique ou son ton et non pas seulement par sa démesure dans la cruauté.

A propos de l'auteur

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