Avoir un travail qui vous rapporte beaucoup d’argent, avoir une belle maison, avoir un(e) femme/mari, avoir des enfants et posséder tous les biens matériels dont les gens puissent rêver. Avoir, posséder. L’épanouissement personnel ne semble pas être l’apanage de ce modèle de réussite sociale et il est difficile de s’en écarter sans prendre le risque d’être marginaliser.

Nous avons tous au moins une fois dans notre vie caressé le rêve de nous consacrer pleinement à une activité qui nous tenait à coeur ou encore de faire table rase du passé et tout recommencer mais la peur de l’échec et/ou nos obligations personnelles nous ont généralement contraints à y renoncer. L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE traite de ce vieux fantasme universel à l’origine de bon nombre d’existences faites de frustrations et de regrets.

Dans cette adaptation du roman éponyme de Douglas Kennedy, on suit ainsi Paul remarquablement interprété par Romain Duris qui tente d’échapper au carcan social dans lequel il s’est fourvoyé.

Après un début plutôt convenu où nous est présenté la bulle de perfection dans laquelle Paul s’est enfermé, le récit prend une tournure des plus inattendues. De Paris au Monténégro en passant par la Bretagne, Paul va être amené a enfin vivre sa vie en endossant une nouvelle identité. Pourvue de quelques longueurs cette dernière partie du film ne vaut que pour la présence de Niels Arestrup et les sublimes paysages du Monténégro.

Pour son quatrième long-métrage, Eric Lartigau (PRÊTE MOI TA MAIN) délaisse le registre de la comédie et nous plonge dans un véritable thriller psychologique. Et si le sujet nous parle indéniablement, on regrette néanmoins le manque d’équilibre entre les trois parties distinctes du film.

4 Réponses

  1. sandrine

    perso, j’ai été déçue. Non pas du jeu de Romain Duris qui reste un acteur exceptionnel! (D ailleurs il pourrait faire un monologue pendant 1 heure, on a juste envie de l’écouter!) je pense que le film va très vite comparé au roman où le suspense et continuel. Dans le film, on a pas le temps d’avoir peur pour le personnage principal, tout va trop vite…

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  2. Valérie

    @Damien,
    Ben si tu n’aimes pas le jeu de Romain Duris, je te le déconseille car il est de tous les plans.

    @Gilles,
    Eric Lartigeau a changé pas mal de choses par rapport au roman, notamment la fin. D’après ce qu’il nous a dit lors de l’entrevue (cf: vidéo) le romancier a apprécié les changements apportés. Maintenant cela n’empêche pas que le rythme du film est globalement lent. Dommage car le début était plutôt pas mal si on fait abstraction de scènes franchement dispensable.

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  3. Damien

    Perso, j dois avouer que rien que le fait qu il y ai Romain Duris, ça ne me donne pas envie de le voir … ^^

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  4. Gilles

    Justement je pensais à aller le voir… Mais bon, je me mefie un peu de cette nouvelle mode dans le cinéma français qui consiste a adapter des romans américain.

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