Raw Feed est la société de production (qui est en fait une branche low-budget de la Warner, spécialisée dans les productions horrifiques destinées au DTV) créée en 2006 par Daniel Myrick (co-réalisateur du Projet Blair Witch), John Shiban (scénariste et producteur sur des séries telles que : X-Files, Enterprise ou Supernatural) et Tony Krantz (producteur de 24 heures chrono et Mulholland Drive).

Cette fine équipe se voit confier la mission par la Warner de produire des films d’horreur ou fantastique pour la somme de 5 millions de dollars maximum par métrage. Chose qu’ils ont réussi à faire, avec plus ou moins de réussite à déjà 5 reprises en attendant leur dernier bébé, Alien Raiders prévu pour Février 2009.

Rest Stop

Le premier fait d’arme de la firme est Rest Stop sorti en 2006 et réalisé par John Shiban qui n’avait jusqu’à présent réalisé qu’un seul épisode d’X-files dans sa carrière de cinéaste. Pour ce premier film, il faut bien avouer qu’il n’y aucune prise d risque de la part du réalisateur et de la firme car c’est un mélange de film qui ont cartonné ces dernières années.

On pensera tour à tour à Wolf Creek, Hostel et autre Détour Mortel ainsi qu’à de vieux classiques comme Duel ou La Colline à des yeux. Le problème d’emprunter des références ou des ambiances d’autres films, c’est qu’au final on s’y perd un peu et que l’on a déjà l’impression d’avoir déjà vu des dizaines de fois certaines scènes. Fort heureusement, le film reste sympathique malgré quelques incohérences énormes et ajoute une touche de fantastique que n’ont pas tous les films pré-cités.

Sublime

L’année suivante sort Sublime, qui est le premier film en tant que réalisateur de Tony Krantz et qui raconte les déboires d’un quarantenaire se trouvant bien malgré lui coincé dans un hôpital des plus étranges suite à des complications après une opération chirurgicale de routine. On découvre et suit le personnage entre flashbacks, rêves et sa longue descente vers la folie.

Ce film est la grande réussite de la firme à ce jour. Filmé avec brio, le casting est impeccable, la photo est magnifique et l’atmosphère est aussi noire que dérangeante. Pas facile d’accès au premier abord au vu du rythme lent et sa longue mise en route mais on découvre finalement un habile mélange entre Silent Hill et les films glauques de David Lynch, rien que ça … Un film à découvrir !!

Believers

Vient ensuite le tour de Believers, réalisé par Daniel Myrick, qui raconte l’histoire de deux ambulanciers venus porter secours à une jeune fille en détresse, et qui se font enlever par la secte de cette même demoiselle. Cette secte cherchant de nouveaux adorateurs afin de prôner la future apocalypse au plus grand nombre. Le scénario est un peu naze, le casting plus que limite au niveau qualité et des longueurs interminables finissent d’achever les spectateurs les plus curieux. Bref, mieux vaut passer son chemin.

Otis

2008, voit l’éclosion du second film de Tony Krantz, qui fort du succès d’estime rencontré par Sublime, nous propose son nouveau métrage intitulé Otis. Derrière ce prénom se cache en réalité un gros taré ayant la quarantaine, qui bosse comme livreur de pizzas et qui a comme principale passion, la séquestration de jeunes filles dans son garage afin de rejouer les scènes non-vécues de son adolescence difficile. On le voit donc mettre en scène un faux match de football, une fausse sortie au cinéma ou encore un faux bal de fin d’année des plus ridicules.

L’inspecteur chargé de l’enquête étant le plus gros tâcheron de l’histoire de la police, les parents de la jeune fille décident de retrouver eux même ce fameux Otis afin de venger leur progéniture. Après un excellent premier film, on attendait forcement Krantz au tournant, et bien, forcé de constater que même si Otis n’est pas un mauvais film en soit, on peut être déçu. Le film se retrouve coincé entre ambiance noire, humour gras et scènes burlesques, et malheureusement l’alchimie ne prend pas forcement. S’il avait réussi l’exploit d’imiter l’ambiance de Lynch sur Sublime, on se rend bien compte que n’est pas les frères Cohen qui veut.

Rest stop : Don’t look back

Fin 2008, sort la suite de leur premier succès Rest Stop : Don’t Look Back.
L’histoire se déroule 1 an à peine après la fin du premier volet et l’on suit le frère du personnage masculin disparu dans le premier épisode, qui part à sa recherche, car il est inquiet de ne pas avoir de nouvelles de lui…

Ce Rest Stop 2 est finalement fidèle à l’annonce du titre, deux fois plus que le premier et dans tous les compartiments. Le scénario est deux fois plus naze, les acteurs sont deux fois (voire plus) plus mauvais et on s’emmerde finalement deux fois plus que dans l’original. Si on ajoute à cela que si on n’a pas vu le premier, on ne comprendra pas grand-chose à celui-ci, on a deux fois plus de raison de ne pas le regarder.

Alien Raiders

Heureusement l’année 2009 arrive à grand pas, ainsi que leur nouveau projet intitulé Alien Raiders qui raconte comment dans une petite bourgade tranquille de l’Arizona, 2 hommes masqués rentre dans un supermarché pour le braquer, mais malheureusement pour les deux gangsters, à l’extérieur du magasin une invasion d’insectes d’origine extra-terrestre chamboule tous leurs plans. Bon gros délire en perspective, qui au vue des premières photos semblent être un mélange d’Une Nuit en Enfer, Feast et Horribilis, personnellement, je demande à voir.

A propos de l'auteur

Ancien animateur radio, je me consacre depuis à la critique de films, de série TV ou d'interviews sur ce webzine. Président de l'association Deviant Zone qui organise des soirées cinéma mensuelles, je m'occupe également de la programmation de celles ci ainsi que de sa promotion.

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