Je vais vous parler du remake d’une des séries phares des années 80 : HAWAÏ : POLICE D’ÉTAT. Bon je vous préviens tout de suite, cette chronique est pour moi une sorte de soliloque. En effet HAWAÏ 5.0 est un peu à classer dans la catégorie « plaisirs coupables » et c’est en écrivant ces quelques lignes que je pourrais en avoir le cœur net.

Est-ce que H5.0 est une énième série policière dans la lignée des EXPERTS qui ont décidé de laisser de côté les scénars pour étaler du tape à l’œil et des personnages ciselés à grand coup d’enquêtes d’opinions pour être beaux gosses et hypes (cf.: la première photo où les muscles et les seins ressortent très bien après leurs soirées tee shirt mouillés) ? Ou bien qu’elle est une série tonique et agréable à regarder en définitive ? Mais commencer du début.

L’intrigue

Dévoilée dans un pilote de toute beauté, elle raconte le retour de Steve Mc Garrett (Alex O’Loughlin) membre des Navy Seals dans son île d’adoption pour traquer un dangereux marchand d’arme campé par James Marsters (vous savez Spike dans « Buffy »). Après moult aléas, il se retrouve propulsé par la gouverneure de l’État à la tête d’une unité d’élite HAWAÏ 5.0 qui aura les coudées franches pour traiter les cas les plus spéciaux. Bon là on s’arrête un peu et on respire, oui je sais ça fait un peu scénar permettant un fourre tout bordélique… voyons la suite.

Pour cette traque, il décide de jouer cavalier solitaire et part en mode Rambo à la poursuite du Méchant. Il tombe alors nez à nez (flingue à flingue serait plus précis) avec Danny Williams (Scott Caan) membre de la police d’Hawaï.

Ce personnage est le plus intéressant de la série, ancien policier à New York, divorcé, il a suivi sa femme remariée et installée avec sa fille à Hawaï, il déteste l’île, il est citadin, il est en costard et mocassin alors que là bas franchement c’est plus bermudas et tongs. Colérique en traitement il est à deux doigts de plomber le héros mais non c’est pas possible sinon y’aurait pas de série ! Leurs relations vont passer comme d’habitude de l’inimitié rugueuse à une camaraderie moqueuse du plus bel effet. Il s’oppose au héros trop propre, ancien commando, qui connait tout de l’île et frime très souvent.

Viens ensuite les « locaux » on prend le coréen de LOST, Daniel Dae Kim, pour jouer Chin Ho Kelly. Un pote d’enfance du héros, fils de flic comme lui mais ayant été accusé de corruption et viré de la police et de sa famille par la même occasion. Seule sa cousine, Kono Kalakaua (Grace Park) est persuadée de son innocence et fait ses classes à l’académie en sachant pertinemment que la honte de son cousin va gâcher sa carrière.

Un personnage inattendu

Et c’est là que HAWAÏ 5.0 devient intéressant car outre ces quatre héros dont on se doute pertinemment qu’ils vont former le 5.0 et poser au ralenti en ligne marchants vers leurs futures aventures, l’île elle-même est le cinquième homme. Verdoyante, magnifique, avec ses coutumes, ses tabous. La série s’articule bien autour de cette état si différent des autres où américains et iliens cohabitent tant bien que mal.

Les gros (et quand je dis gros c’est un euphémisme) bras des gangs samoans et hawaïens côtoient les surfeurs branchouilles. Les enquêtes elles, sont assez classiques, la narration est musclée, pas de temps morts et c’est ce qui me séduit le plus.

On n’échappe aux bureaux high tech avec table graphique qu’on manipule aux doigts en faisant glisser des rapports ultra précis de la zone du crime. Mais par contre on enquête dans HAWAÏ 5.0, on va voir les indics, on réfléchit et pas qu’aux preuves.

Mais et ce sera mon dernier point, le point de départ à savoir le gouverneur qui laisse les coudées franches entraine une certaine complaisance envers les interrogatoires musclés traités à la rigolade, le sentiment d’impunité, tout cela exacerbé par le côté GI Joe du héros.

En bref, c’est une série très plaisante à regarder pour se rafraichir les neurones, on nous prend pas pour des imbéciles mais on ressent quand même le plaisir et la culpabilité de regarder une série pop-corn.

A propos de l'auteur

Ancien animateur radio et responsable de fanzine bd, Spécialiste du Manga et de l'édition de bande dessinée en France. Depuis peu bourlingueur de divers concerts et adepte des jeux de toutes sortes.

5 Réponses

  1. Aldo

    Trés bonne serie ! je ne connaissais pas celle des année 80 mais celle ci est vraiment addictive !

    Répondre
  2. iClems

    Etant tombé dessus par hasard je pensais à une énième série sans grand intérêt. Surtout que le personnage principal étant un des acteurs les moins interessant ayant fait une apparition dans the shield, ma série fétiche… Tu as donc attisé ma curiosité et j’y jetterai un oeil ou deux… ouais deux; vaut mieux…

    Répondre
  3. douavid

    ben justement, la musique a été reprise pour le générique et simplement dépoussiérée, c’est à l’image de la série, respectueux mais un peu bling bling

    Répondre
    • Gilles

      Oui en effet j’avais entendu le générique. Mais sans les mecs qui rament c’est pas pareil 😉 Cependant ta chronique donne envie et le casting est quand même cool.

      Répondre
  4. Gilles

    A ben tiens, je vais jeter un coup d\’oeil ! Je pense quand même que le générique ou les mecs rament dans les vagues va me manquer. Et la musique !

    Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.