Les randonnées sont enfin de retour ! Avec les travaux de notre nouvel appart’, notre mariage et surtout mes soucis de santé, nous avions mis un frein à ce genre d’escapades en 2016. Ce samedi 29 avril, direction la Seine-et-Marne. Notre départ se fait de la gare de Tournan, accessible depuis Gare de l’Est via la ligne P du Transilien en direction de Coulommiers (28 minutes) ou Saint-Lazare via la ligne E (57 minutes).

Tout le long, nous suivrons le balisage blanc-rouge du GR 14, connu aussi sous le nom du Sentier de l’Ardenne qui relie Paris à Malmedy en Belgique. Il commence à gauche en prenant la rue George Clemenceau, puis le boulevard Isaac Pereire à droite. Le parcours est très bien indiqué, nul besoin de regarder une carte et ce même au croisement avec le GR 1.

Gare de départ : Tournan | Gare d’arrivée : Mortcerf
Durée estimée par parcours : 5H
Distance estimée : 18 km
Balisage : blanc-rouge

Tournan-en-Brie

A une quarantaine de kilomètres de Paris. Entourée de la forêt d’Armainvilliers et de Crécy, cette cité médiévale se situe sur un territoire propice à la randonnée. Le soleil est au rendez-vous ! Nous arrivons rapidement à son centre-ville et découvrons les vestiges de ses remparts et son lavoir en pierre de grès (1776-1783) qu’érigea le Duc de Penthièvre. Il est alimenté par une source captée dans les anciens fossés qui entouraient la ville.

Après le parking, les portes monumentales de l’ancien du Château des Garlande se dressent devant nous. Aujourd’hui, la mairie est installée dans un bâtiment les jouxtant. Notez que jusqu’en 2014, Tournan abritait la dernière entreprise laitière d’Ile de France mais celle-ci a dû déposer le bilan. La marche se poursuit jusqu’aux étangs du chemin des Prés Bataille où l’on peut pique-niquer et le long du Ru des Boissières






Bois de Mandegris

Après les champs, nous voilà en lisière des bois. Le long de la voie ferrée, quelques brins de muguet ont fleuri. Heureusement, ne nous croisons qu’un seul train et profitons pleinement du chant guilleret des oiseaux. Juste avant de franchir le pont du TGV, nous dépassons un dépôt d’ordures. D’habitude, je ne poste pas ce genre de cliché mais c’est important de montrer à quel point les gens sont irrespectueux de leur environnement. Ici, c’était au bord de la route mais il y en a malheureusement souvent en pleine forêt.










Neufmoutiers-en-Brie

Peu après la sortie du quartier des Masselins, Alex m’interpelle en me disant qu’il y a des moutons. Tandis que j’essayais de prendre des photos avec mon zoom, la propriétaire nous invite à rentrer chez elle. Elle nous explique qu’ils ont été élevés au biberon et raffolent des épluchures de patate. C’est aussi pour ces rencontres que j’adore marcher en ile de France. Cela me réconcilie avec mes concitoyens pas toujours très aimables. Un peu plus loin, nous trouvons le spot idéal pour déjeuner : la ferme des Égrefins. Accueillis par un cheval qui se balade librement, nous découvrons un endroit bucolique à souhait.








Mortcerf

Notre nouveau compagnon nous accompagnera jusqu’à l’orée de la jolie forêt de Crécy. Cette forêt briarde s’étend sur 1 200 hectares et a été relativement épargnée par les droits d’usage. Son sol humide favorise la pousse du muguet qui abonde au pied des arbres. Je n’hésite pas longtemps à me faire un bouquet. Juste après la mare et son aire de pique-nique s’élève l’Obélisque de Villeneuve-le-Comte (1735). La colonne de 15 mètres est supposée célébrer la rencontre de Louis XV et du Duc de Brandebourg dans les environs. Il faut faire attention en traversant le carrefour car la circulation est plutôt dense.

Nous rentrons à nouveau dans les bois. A la sortie de ce dernier, un ragondin fuit dans le Ru de Binel mais je n’ai pas eu le temps d’immortaliser. Nous dépassons les trois arcades du Viaduc construit pour la ligne SNCF Paris-La Ferté-Gaucher-Coulommiers-Sézanne, entrons une dernière fois dans la forêt jusqu’à la gare de Mortcerf où fut tourné une scène de FEDORA, l’avant-dernier film de Billy Wilder (1978). Toujours sur le tronçon SNCF de la ligne P, le retour vers Paris se fait en 43 minutes.  Comptez un train toutes les heures.










Une chouette randonnée au fil de la Marsange qui alterne champs, bois et villes. Seul bémol, les 1,5 km le long de la ligne de TGV. Notez qu’en dépit des grosses pluies de la veille, le terrain était très sec. Si nous n’avons pas ressenti physiquement la dénivelée, nos chevilles et pieds ont un peu morflé lors des passages en forêt et dans les champs. Mieux vaut privilégier les chaussures avec une bonne semelle.

Ci-dessous, notre rando via Google Maps avec ses différents points d’intérêts. Bonne rando ! 🍃👟

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