Entre fin août et mi-octobre, Alex et moi avons parcouru le GR 2024 inauguré à Paris en juin dernier.

Conçue pour accompagner la candidature de notre Capitale aux JO, cette boucle citadine de 50 kilomètres se dessine entre les boulevards des Maréchaux et le périphérique.

Afin de le distinguer des autres GR qui la traversent (GR 1, 2, 22, 14, 14A et 655), le balisage blanc et rouge habituel est souligné d’une balise blanche spéciale.

Munis de la 2e édition du Topoguide ParispasApas édité par FFRandonnée Paris (3€ dispo sur leur site ou à la Fnac), nous avons effectué ce GR 2024 en 3 étapes de 28, 12 et 10 kilomètres.

Le point de départ se fait normalement sous la Géode de La Villette mais vous pouvez commencer par l’un des 13 tronçons du guide.

On aime

  • L’accessibilité
    La proximité des transports en commun permet de randonner à son rythme. Les portions du guide ne dépassent pas 5,5 km, ce qui en fait une balade pour tous les niveaux de marcheurs.
  • Les découvertes
    On a beau vivre à Paris, il y a des coins qu’on ne connait pas. Je pense notamment aux aménagements des Pelouses de l’Hippodrome d’Auteuil (XVIe), à la Cité Universitaire (XIVe) où nous n’étions jamais entrés, ou aux nouveaux quartiers de la capitale comme l’écoquartier Clichy-Batignolles (XVIIe), Rosa Parks MacDonald (XIXe) et Chapelle International (XVIIIe).



Bronze Les enfants du Monde par Rachid Khimoune parc de Bercy
fresque Jo Dibona les frigos Paris 13






  • Le parcours historique
    Le GR suit non seulement le tracé des anciennes fortifications ou enceinte de Thiers, en place au milieu du XIXe siècle, mais longe aussi les centres sportifs parisiens dont les infrastructures olympiques de 1900 et 1924 (piscine Georges Vallerey, vélodrome de la Cipale ou encore le Trinquet).
  • Les portions vertes
    Le GR traverse également 70 espaces verts (squares, Coulée Verte, bois de Boulogne, parc de la Villette, André-Citroën…). Des pauses bucoliques appréciables surtout en été car on peut s’y rafraîchir et échapper un peu aux voitures.











On aime moins

  • Les soucis de balisage
    Pour les non-initiés, difficile d’évoluer sans guide. A plusieurs reprises, nous avons effectivement galéré en voulant suivre uniquement les balises. Impossible de suivre le chemin indiqué lorsque les squares sont fermés, durant les matchs au Parc des Princes (XVIe) ou encore avec les travaux de prolongement du tramway T3, entre Porte d’Asnières (XVIIe) et Porte de la Chapelle (XVIIIe).
  • L’omniprésence du béton
    On a beau nous faire passer dans des squares et des parcs, ça manque cruellement de verdure. Preuve en est, la foule présente dans les 6 hectares du Parc Martin Luther King (XVIIe). Entre les nouveaux bâtiments qui sortent de terre et ceux qui vont voir le jour d’ici 2024, c’est triste de voir que la mairie bétonne encore à tout va une ville déjà asphyxiée.








  • La saleté
    Je plains les promeneurs qui vont devoir subir la crasse des rues du nord de la Capitale. Malgré la présence de nombreuses poubelles, des tas d’ordures jonchaient le sol. Les rats sont à la fête dans les squares par ici. Je vous dispense de photos déprimantes.
  • L’insécurité
    Toujours dans la portion Nord, il faut faire attention à ses affaires car les vols sont fréquents. Lorsque nous sommes passés au niveau des Puces de St Ouen, une nana venait de se faire tirer son sac…

Seul, entre potes ou en famille. Malgré ces quelques désagréments, le GR 2024 reste tout de même une bonne idée de balade. Il faut simplement être un peu plus vigilant en traversant les quartiers « sensibles ». Elle séduira ceux qui souhaitent découvrir un Paris méconnu, loin des spots très touristiques.

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