Moscou, le 02 mars 1953. Au sommet de son règne de terreur, Joseph Staline (Adrian McLoughlin) vient de faire une attaque cérébrale en pleine nuit.
Toutefois, l’heure n’est pas au recueillement pour sa garde rapprochée qui compte notamment Khrouchtchev (Steve Buscemi), Molotov (Michael Palin) ou encore Malenkov (Jeffrey Tambor). En effet, ces derniers complotent déjà pour succéder au «Petit Père des peuples», tout en ayant peur d’éventuelles représailles…

Découvert en mars dernier durant le Showeb, LA MORT DE STALINE fait partie de ces films que je n’aurais certainement pas vus spontanément. Avec un titre et pitch pareils, il faut avouer que cela ne donne pas franchement envie. Ne sois pas comme moi et file voir cette satire mordante à l’affiche dès le 04 avril prochain.

Après avoir brillamment raillé la vie politique britannique (THE THICK OF IT, IN THE LOOP) et celle des États-Unis (VEEP), Armando Iannucci s’attaque de nouveau aux arcanes du pouvoir. Et cette fois-ci, il s’inspire de la BD éponyme de Fabien Nury et Thierry Robin pour nous précipiter au cœur du régime soviétique des années 50.

Entre postures, ambitions personnelles et protocoles absurdes. Sans jamais faire abstraction des brutalités typiques du système en place, le réalisateur écossais restitue fidèlement le portrait d’une mécanique politique carnassière où les faux semblants sont omniprésents.
Très révélateur de cette mascarade qu’est encore aujourd’hui le monde politique, son film s’est d’ailleurs attiré les foudres de Moscou et a été interdit de diffusion en Russie. Preuve supplémentaire que les choses n’ont pas beaucoup évoluée en 65 ans…

Servi par une distribution quatre étoiles et une mise en scène très théâtrale qui renforce le climat paranoïaque, LA MORT DE STALINE est un petit bijou d’humour noir.

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