Troisième long métrage de Jared Hess après l’excellent NAPOLÉON DYNAMITE et le pas trop mal SUPER NACHO. Le réalisateur décalé revient sur grand écran avec une fois de plus un film rempli de personnages surréalistes. Cette fois-ci Hess s’attaque à la communauté des fans de Science-fiction et brosse le portrait d’une galerie impressionnante de clichés hilarants sur les nerds.

Si la trame générale du film est relativement classique, l’idée d’illustrer les aventures des personnages des romans des personnages principaux est tout simplement jouissive. D’ailleurs Sam Rockwell incarnant à la fois Bronco et Brutus s’en donne à cœur joie dans des scènes frôlant le grand portnawak. On a donc droit à des récits de science-fiction plus ridicules les uns que les autres entre 2 écrivains aux styles différents. L’un avec ces cerfs-volants (l’animal) munis de missiles à têtes chercheuses et l’autre avec ses allusions sexuelles dans chaque scène.

Pour compléter le tableau, on retrouve Hector Jimenez (Sin Nombre), le coéquipier maigrichon de Jack Black dans SUPER NACHO, en réalisateur de film amateur qui va donner vie aux aventures de Bronco. Au final, on découvre trois illustrations différentes de la même histoire débile, mais avec à chaque fois avec les touches personnelles de ses instigateurs.

Tout comme pour NAPOLÉON DYNAMITE, Jared Hess s’amuse avec ses personnages et nous montre une galerie impressionnante de geeks et de nerds dans toute leur splendeur. Toutefois, il n’arrive toujours pas à faire un film linéaire et encore moins à faire un film facile d’accès. Malgré de très bons délires et de bonnes idées, sa structure narrative est assez bancale (son principal défaut en tant que réalisateur), ce qui ne rend pas aisée la vision de ses films.

Cependant, on ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir son univers à lui, à l’heure où les réalisateurs s’échangent les projets entre eux ! Malgré son peu de chance de succès, GENTLEMEN BRONCO bénéficiera d’une sortie technique sur nos écrans à la fin du mois d’août, la période où les distributeurs français sacrifient leurs fonds de tiroirs, sur une dizaine d’écrans dispersés sur l’ensemble du territoire.

Dans tous les cas, si vous êtes fan de NAPOLÉON DYNAMITE, vous ne serez pas déçus par le nouveau bébé de son créateur, par contre si vous aimez les comédies dites « classiques » passez votre chemin car vous allez tomber dans l’univers à part d’un réalisateur complètement déjanté.

A propos de l'auteur

Ancien animateur radio, je me consacre depuis à la critique de films, de série TV ou d'interviews sur ce webzine. Président de l'association Deviant Zone qui organise des soirées cinéma mensuelles, je m'occupe également de la programmation de celles ci ainsi que de sa promotion.